Rénovation de HLM compromise
La décision de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) de ne pas financer une partie du budget des Offices municipaux d’habitation (OMH), dédié à la rénovation d’habitations à loyer modique (HLM), risque de nuire à de nombreux locataires.
Les compressions atteindraient 80 M$ au total, selon les données dévoilées lundi par le Parti québécois. Uniquement à Montréal, l’OMH perdrait 20 M$. Cela signifie que 10 000 locataires montréalais devront continuer de vivre dans des logements mal adaptés ou en mauvaise condition. «Le refus de la SCHL de financer une partie du budget de remplacement, d’amélioration et de modernisation des OMH pour 2011 place plusieurs organismes dans une situation financière très délicate, a indiqué le député de Gouin, Nicolas Girard. Cela veut dire que des travaux déjà planifiés pour la prochaine année ne pourront pas être réalisés dans plusieurs HLM.»
La députée d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, s’est questionnée sur la performance de la Société d’habitation du Québec (SHQ). «Le vérificateur général pointait du doigt de nombreux dysfonctionnements et déficiences dans la façon dont la SHQ gérait ses programmes, a-t-elle rappelé. Est-ce que cela a eu une influence sur la décision de la SCHL de ne pas verser sa part pour combler le déficit d’entretien des immeubles pour 2011?»
La SCHL réagit
La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) a précisé sa position dans un échange de courriels avec Métro. «La SCHL n’a pas réduit le budget de remplacement, améliorations et modernisation 2011-2012 de la Société d’habitation du Québec (SHQ)», a affirmé son porte-parole, Charles Sauriol. «Jusqu’à présent, la SCHL n’a reçu de la SHQ qu’une partie du Bilan de santé du portefeuille de logement social fédéral-provincial, a-t-il souligné. Entre temps, en guise de bonne foi, la SCHL a accepté d’avancer d’importantes sommes pour les années 2008-2009 et 2009-2010 avant même que la SHQ ait transmis la documentation précise. »