Étudiants impatients
Alors que les prochaines hausses de droits de scolarité font l’objet d’un débat de société, le Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études (CCAFE), qui relève du Conseil supérieur de l’éducation, ne compte aucun cégépien depuis le mois de juin, dénonce la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).
La situation est inacceptable, juge l’organisation étudiante. Elle craint que les représentants du niveau collégial qui doivent siéger au CCAFE ne soient pas nommés à temps pour le débat sur les droits de scolarité.
Ce comité consultatif a pour responsabilité de conseiller le gouvernement sur les enjeux liés à l’aide financière et aux droits de scolarité. Dix-sept personnes provenant des différents milieux de l’éducation y siègent. Actuellement, cinq postes sont à pourvoir. C’est le gouvernement qui est chargé de nommer ceux qui prendront part au CCAFE, après avoir reçu des recommandations des différents groupes.
Québec adoptera un seul et même décret pour annoncer les cinq nouvelles nominations. Le gouvernement est en attente des recommandations de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) pour désigner ses représentants. «Il y a eu cinq rappels auprès de la FEUQ», a rapporté l’attaché de presse de la ministre de l’Éducation, Dave Leclerc.
La FEUQ se défend d’avoir trop tardé. Elle affirme qu’elle n’a été informée que récemment du départ de sa représentante du 2e cycle universitaire. Devant cette confusion, la FECQ réclame qu’un processus de nomination plus rigoureux soit instauré.