Grogne autour de la ligne éthique
La ligne éthique de Montréal, qui relèvera désormais de la responsabilité du contrôleur général et non du vérificateur général, suscite beaucoup de mécontentements au sein de l’opposition municipale montréalaise.
«Le domicile naturel de la ligne éthique n’est pas à l’intérieur de l’administration mais sous une entité indépendante», a indiqué le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron. Louise Harel, qui est à la tête de Vision Montréal, soupçonne de son côté qu’une «vindicte» soit à l’origine de la décision de retirer la ligne éthique des responsabilités du vérificateur général, selon le quotidien La Presse.
Depuis son arrivée, en juin 2009, le vérificateur général Jacques Bergeron a sévèrement critiqué l’administration du maire Gérald Tremblay, notamment pour ce qui est de l’octroi des contrats des compteurs d’eau et de la téléphonie. Qui plus est, le personnel embauché au bureau du vérificateur est passé de 41 à 26 depuis 2002.
Le maire de Montréal a assuré qu’il n’y avait pas de guerre contre le vérificateur général. Celui-ci est malgré tout «ulcéré» de la décision des autorités montréalaises, indique La Presse.
Mis sur pied en 2009, la ligne téléphonique de l’éthique doit permettre à quiconque témoin d’une irrégularité dans les affaires de la Ville de le signaler.