Soutenez

Les Auberges du cÅ“ur interpellent Québec

Une quarantaine de représentants des Auberges du cÅ“ur ont manifesté lundi devant le Conseil du Trésor à Montréal, pour demander des actions con­crètes de la part de Québec. Ils réclament, entre autres, une augmentation de leurs subventions de 1,4 M$ par an.

Après 27 pétitions et 2 ans de discussions, la situation financière des centres communautaires pour jeunes en difficulté reste critique dans la province. Sur les 31 Au­berges du cÅ“ur, seules 5 ont assez de moyens pour fonctionner convenablement. «On aurait besoin de 4,7 M$ en plus, souligne Rémi Fraser, directeur général du Regroupement des Auberges du cÅ“ur. Cependant, on est conscients de la situation économique difficile et on ne demande que les 1,4 M$ nécessaires pour pouvoir accueillir les jeunes dans des conditions décentes.»

Certaines auberges sont d’ores et déjà contraintes de réduire leurs services. C’est le cas de l’Appart Adojeune, à Gatineau, qui ne peut ouvrir que 4 jours par semaine de 15 h à 7 h le matin. «On souhaite accueillir les jeunes 24 heures par jour et 7 jours par semaine, déplore Isabelle Lance, coordinatrice de l’Appart Adojeune. Au lieu de ça, on doit mettre des mineurs à la porte à 7 h du matin, on les laisse à la rue.»

Depuis les années 2000, la mission des Auberges du cÅ“ur s’est diversifiée. Les centres communautaires proposent des programmes de réinsertion sociale et d’appartements supervisés. Malheureusement, ils restent «les oubliés du plan jeunesse», selon Rémi Fraser.

Subventions
Le financement des Auberges du cÅ“ur dépend directement des agences régionales de santé et de services sociaux. En 2009, l’Appart Adojeune, à Gatineau, n’obtient qu’un  peu plus de 8 000 $ par lit, pour un coût réel estimé à 60 000 $ par lit. De son côté, l’Envolée, à Laval, parvient à couvrir 90 % de ses dépenses.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.