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L'expérience du compostage

Les villes de Westmount, Côte-Saint-Luc et Pointe-Claire et les arrondissements du Plateau-Mont-Royal et de Rosemont-La Petite-Patrie n’ont pas attendu l’arrivée des centres de compostage et des usines de biométhanisation pour lancer leurs propres collectes de matières organiques.

Depuis 2007, les cinq entités municipales ont développé des programmes clés en main qui leur permettent de détourner des sites d’enfouissement quelques milliers de tonnes de matières putrescibles chaque année.

Le Plateau-Mont-Royal a ainsi récolté près de 300 tonnes de résidus alimentaires depuis 2008, grâce à une collecte étendue à 5 500 unités d’habitation. À Côte-Saint-Luc, ce sont 2 800 tonnes de matières organiques qui ont été détournées des sites d’enfouissement grâce à une collecte offerte à toutes les maisons unifamiliales et aux duplex de la ville.

La mise sur pied de ces collectes n’aura pas toujours été de tout repos, se rappelle Dida Berku, la conseillère de Côte-Saint-Luc responsable de l’environnement. «C’est grâce à la volonté du maire et des élus, qui ont eu la vision et le courage d’entreprendre ce projet malgré les objections de la ville centre, que Côte-Saint-Luc a pris les devants, a-t-elle indiqué. Puisque la gestion des matières résiduelles est un domaine de compétence partagé entre les autorités locales, qui sont responsables de la collecte et du transport, et la ville centre, qui est responsable du traitement, la Ville de Montréal a tendance à vouloir imposer des politiques d’intervention uniformes qui freinent les efforts locaux dans ce dossier.»

Le Plateau-Mont-Royal a aussi dû faire face à certaines réticences de la ville centre. «Pour la phase 2 de notre projet, nous avons demandé à la Ville d’offrir la collecte des matières organiques à tous les logements situés dans la zone prédéterminée, incluant les immeubles de neuf logements et plus, a expliqué Josée Duplessis, conseillère du district De Lorimier et instigatrice du projet de compostage dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Mais nous n’avons pas eu le feu vert.»

Malgré ces écueils, les administrations qui ont décidé d’aller de l’avant avec des collectes de matières organiques ne reviendraient pas en arrière. «Nous ne regrettons pas d’avoir plongé, a affirmé le maire suppléant de Pointe-Claire, Aldo Lermieri. Nous avons une liste d’attente de gens qui veulent profiter de la collecte, et ceux qui l’ont déjà nous aiment pour ça.»

Déchets

À Pointe-Claire et à Côte-Saint-Luc, où la collecte de matières organiques a été instaurée, il a été possible de limiter à une le nombre de collectes de déchets offertes chaque semaine.

  • Dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, la même équation n’a pu être appliquée.
  • «L’élimination d’une collecte de déchets mérite une réflexion en profondeur, a estimé Josée Duplessis. D’une part, il y a beaucoup d’immeubles de neuf logements et plus et de commerces [où la collecte de matières organiques n’est pas offerte] dans les secteurs de collecte des résidus alimentaires. De l’autre, l’élimination d’une collecte pourrait créer une confusion en ce qui a trait aux horaires et territoires de collecte de déchets.»

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