Japon: les ONG d'ici sur le qui-vive
Les organisations non gouvernementales (ONG) canadiennes sont prêtes à envoyer des équipes d’experts et de bénévoles au Japon, si la situation devait s’aggraver. Pour l’instant, les ONG locales et l’armée japonaise gèrent l’aide humanitaire sur place.
La Coalition humanitaire – Aide à l’enfance Canada, CARE Canada, Oxfam-Québec et Oxfam Canada – et la Croix-Rouge canadienne rappellent que le Japon est l’un des pays les mieux préparés à la gestion des séismes et des tsunamis. «Le Japon est un pays du G8, précise Nicolas Moyer, coordonnateur de la Coalition humanitaire. Il a une armée et des effectifs suffisants.
Notre rôle ici est d’acheminer les dons en nous assurant que notre appui soit le plus efficace possible. «Du côté de la Croix-Rouge canadienne, on assure que la filière japonaise a déjà mis en place 65 unités de secours dans les zones touchées. Une équipe de la Croix-Rouge internationale a toutefois été déployée en soutien. «Notre réseau est international, explique Myrian Marotte, porte-parole de la Croix-Rouge au Québec. Cependant, notre politique est de toujours laisser intervenir les ONG locales. Lorsque la gravité de la situation dépasse les capacités de la Croix-Rouge locale, c’est là que l’on envoie des équipes sur place.»
Aucune opération de recrutement n’est donc prévue au Canada. Des équipes d’Oxfam-Québec et de la Croix-Rouge sont déjà formées et prêtes à intervenir. Les ONG font toutefois appel à la générosité des citoyens qui désirent contribuer à l’aide humanitaire destinée au Japon. Le moyen le plus simple est de faire un don en ligne sur coalitionhumanitaire.ca ou croixrouge.ca.
Le ministère canadien des Affaires étrangères demande aux donateurs de privilégier les versements d’argent aux dons de vêtements ou de nourriture, trop difficiles à acheminer sur place.