Hochelaga-Maisonneuve veut limiter les heures de livraison des commerces
Ce printemps, les commerces de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (MHM) ne pourront plus recevoir des livraisons de marchandise pendant la nuit. L’arrondissement compte modifier son règlement sur le bruit dès le mois d’avril afin que ses citoyens puissent dormir à poings fermés. «On veut une cohabitation plus harmonieuse entre les citoyens et les commerçants», a expliqué mardi le maire de l’arrondissement, Réal Ménard.
Il rencontrait mardi soir les citoyens et les entrepreneurs de MHM pour connaître leur point de vue sur les modifications au règlement proposées. Il a alors dit aux journalistes qu’il était ouvert aux suggestions.
Des zones commerciales ont été ciblées où des manÅ“uvres de chargement et de déchargement seront interdites entre 22h et 7h sinon entre 22h et 6h. Les commerçants qui enfreindront le règlement s’exposeront à des amendes pouvant aller jusqu’à 1000$. «Le règlement exclut les secteurs zonés industriels, a précisé M. Ménard. Si on fait en sorte qu’on ne peut pas approvisionner un certain nombre d’entreprises qui font des opérations le soir, on se retrouvera avec des fermetures d’entreprises et ce n’est pas l’objectif.»
Si MHM a pris la décision de modifier son règlement sur le bruit, c’est que plusieurs citoyens se sont plaints cet automne du vacarme provoqué par les camions de livraison tard le soir ou très tôt le matin. L’actuel règlement interdit le bruit au-delà d’environ 50 décibels à la tombée du jour, mais un seul inspecteur est chargé de l’appliquer à la ville-centre.
La boulangerie Au Pain doré, situé sur la rue de Rouen, ne sera pas soumise au règlement puisqu’elle se trouve dans un secteur zoné industriel. Ce commerce a déjà fait l’objet de plusieurs plaintes de citoyens. L’arrondissement compte poursuivre les discussions avec le propriétaire de la boulangerie pour assurer une meilleure cohabitation.
Réal Ménard s’attend à ce que les commerces n’accueillent pas favorablement les modifications au règlement sur le bruit. Il croit toutefois qu’ils trouveront le moyen de s’y plier en s’entendant avec les entreprises qui les approvisionnent.