Aucune amélioration pour les sans-logis
Les jours se suivent et se ressemblent pour les ménages sans-logis de la métropole. Dix jours après la période de déménagement du 1er juillet, le nombre de familles étant à la recherche d’un toit à Montréal n’a toujours pas diminué, déplore le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).
En effet, le coordonnateur du FRAPRU François Saillant a fait savoir dimanche par voie de communiqué que le nombre de ménages sans-logis à Montréal est encore de 18, un chiffre qui n’a pas changé depuis le 1er juillet. D’après lui, cette donnée illustre bien «à quel point il est difficile pour certains ménages à faible revenu d’arriver à se trouver un logement».
À la Ville de Montréal, la porte-parole Ariane Lareau confirme les chiffres avancés par le FRAPRU tout en rappelant qu’il ne s’agit pas d’une situation de «débordement». «Bien sûr, l’idéal est de n’avoir aucune famille sans logement, précise Mme Lareau. Or, si l’on compare aux situations de crise vécues dans le passé, les chiffres de 2011 sont encourageants.»
C’est l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) qui accompagne chaque année les familles sans-logis dans leurs recherches d’appartement. S’il est urgent pour l’OMHM de placer les ménages dans le besoin, Mme Lareau tient à préciser que «le réel défi est de trouver un logement qui réponde à leurs exigences particulières, tant au niveau du prix que de la localisation». La grande majorité des sans-logis montréalais habitent pour l’instant chez des proches, alors que trois ménages en difficulté sont temporairement hébergés par la municipalité dans des foyers d’accueil.
Si le FRAPRU reconnaît que le type d’aide offert par les municipalités s’avère efficace, plusieurs facteurs contribuent tout de même à maintenir les ménages dans une situation précaire. M. Saillant dénonce la «faiblesse» des mesures mises en place par le gouvernement provincial, croyant qu’il est grand temps «d’ouvrir les vannes en matière d’aide financière au Québec». Le coordonnateur du FRAPRU rappelle que la Société d’habitation du Québec a reçu un total de 179 demandes d’aide au logement en date du 1er juillet. De ce nombre, seulement 11 ménages auraient reçu un supplément au loyer d’urgence, dont 2 à Montréal.