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Oh, un malade…

«Se soumettre ou se démettre.» Cette phrase a été prononcée par Louise Beaudoin hier matin lors du point de presse des trois démissionnaires péquistes. Aïe! Un peu plus et on se serait crus transportés à l’époque de l’Union nationale de Duplessis…

C’est su, ce n’est pas la première fois que ça pète fort dans le caucus péquiste. Et ce n’est surtout pas la première fois que de gros noms décident d’affronter le chef. Rappelez-vous 1984, quand, en désaccord avec «le beau risque» de René Lévesque, Jacques Parizeau, Camille Laurin et quatre autres ministres avaient claqué la porte du parti. Là, même s’ils ne sont pas ministres, les trois démissionnaires, Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pierre Curzi, sont des joueurs d’impact. Avec leur départ, impossible d’ignorer l’ampleur du malaise. Au sein du Parti québécois, malgré toutes les saynètes et les mises en scène qu’on préparera au cours des prochains jours pour nous faire avaler la couleuvre, la crise est réelle. Il y a longtemps que les symptômes sont visibles.

Suffit de revenir sur le vote d’appui à 93 % qu’on avait «offert» à Pauline Marois lors du dernier congrès il y a à peine six semaines. Tout le monde il était beau, tout le monde il était gentil. Six semaines… et puis plus rien! Croyez-vous encore que ce score hallucinant était représentatif de la réalité? Voyons donc, on a essayé de nous passer un vote pompé au max pour montrer une unité au sein d’un parti qui, historiquement, a toujours été une arène d’empoignades. On aurait annoncé 80 % ou 85 %, marche toujours, mais 93 %, franchement… Ce pointage était non seulement fantaisiste, mais, on le sait maintenant, il ne correspondait absolument pas à la réalité.  

Le Parti québécois est malade. Le genre de malade qui refuse de passer un examen par peur d’en apprendre trop sur sa vraie condition.

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J’aime bien Amir Khadir. Un peu comme j’aimais bien Pierre Falardeau avant. Bagarreur, bardé de principes et frondeur comme pas un même si, parfois, ses propos dépassent la décence. Dimanche, il est censé faire dégonfler des ballounes dans le parc LaFontaine en guise de protestation contre le Grand Prix de formule 1. Bon, remarquez bien que c’est de ses affaires. Mais il y a des jours où – c’était parfois le cas pour Falardeau aussi – je me demande si M. Khadir ne devrait pas prendre une journée de congé…

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J’ignore ce que vous en pensez, mais Maxim Lapierre a décidément l’air de bien s’amuser en série finale de la Coupe Stanley. Lapierre, c’est le gars que le Canadien a laissé aller pour une poignée de pinottes au mois de janvier. En plein mois de juin, il joue encore, lui…

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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