Les élus parlent, les bouchons demeurent
Rien de concret n’a été annoncé, jeudi, à la suite d’une rencontre pourtant qualifiée «d’historique» entre le premier ministre, des élus de la métropole, le ministre des transports et plusieurs représentants du domaine des transports.
Il s’agissait de trouver, à quelques jours de la rentrée, des solutions aux problèmes de circulation dans la métropole.
Le ministre des Transports, Sam Hamad, n’a pas voulu se prononcer sur les chances que l’estacade du pont Champlain (l’infrastructure en amont du pont qui permet de contrôler la formation des glaces) soit ouverte aux autobus. «Cela fait partie des possibilités, mais on regarde encore la faisabilité», a t-il déclaré en conférence de presse.
Yves Desautels, chroniqueur circulation à Radio-Canada, qui était présent à la conférence de presse, ne croit pas à cette possibilité à court terme. «Quand un politicien vous dit qu’il faut plus d’études, c’est que ça ne se fera pas avant des années», selon lui.
D’après M. Desautels, le plus important demeure la réouverture rapide du pont Mercier : «Ça devrait être fait pour la Fête du travail, dans deux semaines, d’après mes informations». Une annonce est prévue vendredi. «En après-midi, en direction de Montréal, comme le pont Victoria est lui-aussi fermé, ça prend trois quarts d’heure pour traverser le pont Champlain et c’est dur aussi sur le pont Jacques-Cartier», indique-t-il.
Le porte-parole du parti Québécois, Nicolas Girard, déplore qu’aucune solution n’ait été avancée jeudi, alors que les bouchons représentent une perte économique de 1,4 G$ par an pour la métropole.
Les maires de Montréal et Longueuil, Gérald Tremblay et Caroline St-Hilaire, ont joint leurs voix à celle de Jean Charest pour demander de nouveau au gouvernement fédéral de statuer rapidement sur l’avenir du pont Champlain.