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Des abeilles emménagent au centre-ville

Les ruches sont en train de faire un retour remarqué au cœur de Montréal. Cette semaine, l’UQAM annonçait que deux ruches vouées à la recherche ont été installées sur le Complexe des sciences. La semaine dernière, c’est le Technopôle Angus, situé dans le quartier Rosemont–La Petite-Patrie, qui faisait de même.

«À Montréal, on a recensé environ six projets récents d’environ deux à quatre ruches mis sur pied par des organismes ou des institutions», note Emmanuel Proulx, l’apiculteur qui a participé aux projets de l’UQAM. Si, avec 30 % de pertes, le Québec est moins touché par le phénomène de l’effondrement des colonies d’abeilles que d’autres endroits dans le monde, le phénomène en inquiète plusieurs et mérite d’être étudié, selon lui.

«Les abeilles servent à la reproduction de 40 à 70 % de nos cultures. Cela représente plusieurs milliards de dollars dans le monde», explique M. Proulx qui précise que les apiculteurs font désormais plus d’argent avec la pollinisation qu’avec le miel.

Parlant de miel, celui fabriqué à Montréal est paraît-il succulent. C’est que la métropole bénéficie d’une biodiversité intéressante, note Annie-Claude Lauzon, qui a piloté le projet de l’UQAM.

L’analyse du pollen ramené par les abeilles montréalaises permettra en outre de mesurer à quels types de polluants les citoyens de la ville sont exposés.

Ironiquement, la biodiversité montréalaise serait parfois bien supérieure à ce qu’on retrouverait en campagne, où les pesticides, les OGM et la monoculture ne facilitent pas beaucoup le travail des abeilles.

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