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Dans l'antre de la nouvelle SAT

Pour la grande ouverture de la Satosphère, la Société des arts technologiques (SAT) a présenté mercredi Intérieur, un spectacle im­mersif qui a permis d’inaugurer un nouveau dôme permettant des projections à 360 degrés.

Surprise, même si on est à quelques heures du pre-mier spectacle, les employés, même les plus haut placés, prennent le temps de répondre aux questions. On grimpe au sommet par un escalier fait de béton transparent et de fibres optiques qui symbolise bien l’esprit du lieu, où se mêlent art et technologie.

D’abord, le fameux dôme, aussi appelé Satosphère. «Le principal défi touchait l’audio, car une sphère concentre les ondes sonores en son centre. On a donc dû reconfigurer l’acoustique pour descendre le point d’écoute au niveau du public et obtenir une réverbération naturelle», explique Louis-Philippe St-Arnault, directeur de la production et du développement immersif à la SAT.

Pendant que les techniciens s’affairent à calibrer les 8 projecteurs et les 157 haut-parleurs pour que le spectacle sur 360 degrés soit le plus immersif possible, la danseuse Marie-Claude Poulin peaufine sa chorégraphie.  «J’incarne un personnage qui bascule dans la psychose. On va utiliser cette espèce de peau qu’est le dôme afin de créer une atmosphère oppressante pour le spectateur, afin qu’il ait l’impression de faire partie du spectacle», lance la co-directrice de la compagnie kondition pluriel.

Comme la nouvelle SAT incorpore désormais une fonction culinaire, avec son Foodlab, 12 performeurs sont chargés du service gustatif, comportant quatre services, qui a été établi en lien avec la thématique du spectacle.

À l’étage du dessous, c’est le Labodôme et son mini- dôme. C’est notamment là que la SAT forme les artistes aux nouvelles technologies qu’elle a développées. On y trouve entre autres une caméra à six têtes et tout plein d’ordinateurs pour réaliser les futurs clips. «En  donnant aux artistes des outils de plus, on leur offre de nouvelles avenues et on optimise leur potentiel créatif», confie Monique Savoie, présidente de la SAT. Parmi la soixantaine d’artistes en résidence qui sont déjà passés par le Labodôme, citons Misteur Valaire, dont le clip en 360 degrés sera présenté en avril.

Juste à côté, c’est le Métalab, le centre de recherche de la SAT. Une douzaine de chercheurs, designers et programmeurs y travaillent sur les bibittes du futur. Comme ce projet de trois caméras couplées à un ordinateur et l’internet qui permet d’être ici et ailleurs. «Avec ce projet de téléprésence immersive, on est en train de se rapprocher de la téléportation», rigole Mme Savoie.

En l’utilisant sous la Satosphère, on pourrait très bien imaginer l’image en 3D du premier ministre Jean Charest nous présentant son Plan Nord comme s’il était physiquement à Montréal, alors qu’il serait en fait dans son bureau de Québec. Pendant ce temps, défileraient en arrière les paysages bucoliques du Grand Nord ou des images de synthèse des projets qui redynamiseront la région dans le futur.

(Photos: Juan Saez)

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