Québec aussi blâmé pour le Train de l'Est
Depuis l’annonce de la construction de la ligne du Train de l’Est, en 2006, les coûts sont passés de 300 M$ à 715 M$.
La présidente du Conseil du Trésor, Michelle Courchesne, a dénoncé hier l’Agence Métropolitaine de Transport (AMT), responsable du projet qui doit voir le jour en 2014. Mme Courchesne a annoncé la création d’un comité de gérance, composé d’experts indépendants et de personnes du ministère des Transports, qui prendra les décisions d’ordre financier.
Selon Sylvie Roy, leader parlementaire de l’Action démocratique du Québec, le gouvernement a sa part de responsabilité. «Plutôt que de retirer des responsabilités à l’AMT, Michelle Courchesne devrait nommer une personne compétente pour diriger l’Agence», a déclaré Mme Roy.
Cette dernière s’en prend aux méthodes libérales consistant à nommer «des amis du régime» plutôt que des gens compétents. Richard Bergeron, chef de Projet Montréal et ancien responsable des analyses stratégiques à l’AMT, rappelle d’ailleurs que l’AMT est une agence gouvernementale dépendant directement du ministre des Transports. Le projet du Train de l’Est représente selon lui une mauvaise décision, purement politique. Il parle même d’annonce électorale précipitée et de mauvaise planification financière.
«Ce sont les banlieues qui font et défont les gouvernements au Québec, dit M. Bergeron Il faut toujours leur donner quelque chose, quitte à ce que ce soit absurde en termes de dépenses publiques. Ça ne résiste pas à l’analyse, mais ça peut faire gagner une élection.»
Projet amputé
Afin de réduire les coûts de 40 M$, le projet du Train de l’Est a été réévalué.
- La gare de Charlemagne ne verra pas le jour.
- L’installation de quais chauffants ne se poursuivra pas.
- Des places de stationnement ne seront pas construites.
- Les bâtiments de la gare de Mascouche seront plus petits.