Le DGEQ prêt à signer l’arrêt de mort d’Union Montréal
À moins d’un revirement de situation, la Directeur général des élections du Québec (DGEQ) enclenchera le 7 octobre prochain le processus de dissolution d’Union Montréal, le parti de l’ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay.
Le DGEQ a annoncé mercredi sa décision, expliquant que le parti ne respecte pas les dispositions de Loi sur les élections et les référendums concernant l’obligation d’avoir un chef, au moins deux dirigeants ainsi que 100 membres en règle.
D’ici le 7 octobre, les citoyens qui s’opposent au retrait de l’autorisation d’Union Montréal peuvent faire part de leurs arguments au DGEQ.
«Il faudra tenter de nous convaincre que le parti doit survivre même s’il ne respecte pas les dispositions de la loi», a indiqué le porte-parole du DGEQ, Denis Dion.
«Si on ne reçoit pas de commentaire, a ajouté M. Dion, on enclenchera le retrait de l’autorisation d’Union Montréal. Ça peut prendre quelques jours ou même quelques semaines. Si on reçoit des commentaires et des arguments, on va les étudier et on va prendre une décision. Encore là, ça va prendre un certain délai.»
Lorsque la mort d’Union Montréal sera confirmée, le DGEQ fermera ses livres en s’acquittant des dernières factures. Il y avait près de 300 000$ dans les coffres du parti, d’après un bilan du DGEQ publié en juin. L’argent qui restera après le paiement des dernières factures sera remis à la Ville de Montréal.
En mai dernier, le dernier chef d’Union Montréal, Richard Deschamps, a confirmé la fin du parti. Plusieurs élus avaient quitté le navire depuis la démission du maire Gérald Tremblay et les nombreuses allégations de corruption et de collusion formulées devant la commission Charbonneau.
Depuis, Union Montréal est revenu sur sa décision et a demandé au DGEQ de mettre sur la glace le processus de dissolution du parti. Toutefois, aucune disposition de la loi ne permet d’annuler une telle demande.
L’agent officiel d’Union Montréal, Marc Deschamps, a récemment expliqué qu’il voulait maintenir le parti en vie au cas où celui-ci doive se défendre après le dépôt du rapport de la commission Charbonneau.
Métro a tenté de communiquer avec M. Deschamps pour savoir s’il contesterait la décision du DGEQ. Au moment de mettre en ligne, il n’avait pas rappelé.