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Débat à saveur électorale autour du pétrole

Photo: Yves Provencher/Métro

Les élections provinciales ne sont pas encore déclenchées que déjà les partis sont invités à débattre de certains enjeux de campagne.

À l’invitation d’étudiants de l’Université Concordia, des représentants du Parti libéral du Québec (PLQ), du Parti québécois (PQ), de Québec solidaire (QS) et du Parti Vert du Québec (PVQ) ont pris part mardi à une discussion devant public autour de l’exploitation du pétrole et l’électrification des transports.

L’ambiance préélectorale était déjà palpable, alors que plusieurs attaques envers les positions ou les actions antérieures du PLQ et du PQ ont été lancées.

La table de panélistes semblait radicalement divisée en deux. D’un côté, Amir Khadir de QS et Alex Tyrrell de PVQ se disaient massivement en faveur d’une réduction de la consommation d’hydrocarbures. La gratuité du transport collectif et l’instauration de mesures pour dissuader les automobilistes étaient vivement encouragées par les politiciens. «Il faut réduire considérablement le nombre de voitures privées sur les routes», a lancé M. Tyrrell.

De l’autre côté de la table, David Heurtel du PLQ et Daniel Breton du PQ ont plutôt insisté sur l’idée que la consommation du pétrole n’en pas encore à sa fin. «C’est dommage, mais le pétrole est là pour rester. Il faut plus d’énergie propre, mais nous ne sommes pas en mesure de remplacer complètement le pétrole pour le moment», a prévenu M. Heurtel, en faveur d’une politique d’encadrement de l’utilisation des hydrocarbures. Le député a notamment évoqué le rapport sur les enjeux énergétiques dévoilé la semaine dernière qui présentait sensiblement cette même position, disait-il.

M. Breton est revenu quant à lui sur des mesures mises en place par son gouvernement afin de réduire notamment la circulation routière en heure de pointe et promouvoir certaines technologies de véhicules électriques en cours de développement.

Le député du PQ a également reçu les foudres de certains de ses collègues lors du débat en réaction à la décision du gouvernement de lancer des programmes d’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti dès l’été prochain. «Je suis favorable au débat et ces explorations permettront de connaître réellement leurs impacts économique et écologique», s’est justifié M. Breton. «Nous ne sommes pas obligés de faire de la fracturation hydraulique pour avoir ce débat sur l’avenir», a répliqué Alex Tyrrell du Parti vert.

Les représentants des quatre partis se sont rassemblés devant une cinquantaine d’étudiants de l’Université Concordia. La Coalition Avenir Québec a décliné l’invitation des organisateurs.

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