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Pour la hausse des droits de scolarité

À l’opposé des milliers d’étudiants qui ont manifesté dans les rues de Montréal jeudi, un groupe d’étudiants milite en faveur de la hausse des droits de scolarité.

Depuis que le gouvernement libéral a annoncé au printemps une augmentation de 1 625 $ des droits de scolarité, le débat fait jaser dans les universités. Métro s’est entretenu avec Marc-Antoine Morin, président du Mouvement des étudiants socialement responsable du Québec (MESRQ), qui milite pour cette hausse.

Ne craignez-vous pas que la hausse des frais scolaires ne pénalise les jeunes issus des classes moyenne et populaire?
Non, c’est aux étudiants de gérer leur portefeuille. Il faut sortir de cette propagande véhiculée par les grévistes. L’éducation est gratuite jusqu’au collégial. Après cela, libre aux gens d’aller à l’université s’ils le souhaitent. S’ils décident d’y aller, ils doivent en assumer les coûts. Pour les autres, il y a d’excellents programmes techniques dans la province. Des gens vont devoir faire des sacrifices momentanés qui leur permettront d’avoir une meilleure job.

Le MESRQ a déploré les actes d’intimidation dont certains de ces membres se sont dits victimes. De quoi s’agit-il?
Certains de nos membres, dont notre porte-parole, ont reçu des menaces sur les réseaux sociaux. Je pense que ce débat tourne au vinaigre et c’est très inquiétant. Il y a beaucoup de manifestants qui n’aiment pas que nous prenions la parole. Nous ne dénigrons personne, nous souhaitons élever le débat. Nous ne sommes pas là pour manifester ou nous chicaner, juste pour étudier.

Une polémique a été lancée hier sur l’affiliation de certains membres du MESRQ au Parti libéral. Y voyez-vous un conflit d’intérêts?
Absolument pas! D’abord, nous ne recevons aucun financement de la part du gouvernement ou du Parti libéral. C’est avec mon argent personnel que je milite. Oui, je suis vice-président de la Commission jeune du Parti libéral, mais c’est un engagement personnel et privé qui n’empiète pas sur mon militantisme au sein du MESRQ. D’ailleurs, on retrouve des caquistes, des péquistes et même des verts au MESRQ. Nous ne mélangeons pas nos engagements politiques et sociaux. Je trouve qu’à une époque où on se plaint du manque d’engagement politique des jeunes, cette polémique est vraiment stérile. Nous sommes complètement libres et indépendants.

Comment réagissez-vous au silence radio de la ministre Beauchamp?

Je n’ai pas à commenter la politique de Line Beauchamp. Je la comprends tout de même. Ces manifestations ont quel­que chose d’archaïque, et je pense que même les étudiants risquent de s’en rendre contre tôt ou tard.

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