Denis Coderre appelé à soutenir les commerces
Projet Montréal demande le retour du Programme de revitalisation commerciale PR@M-commerce.
Ce programme, initié par l’ancien maire Gérald Tremblay a pris fin en juin 2012. Le maire Denis Coderre ne l’a jusqu’ici pas reconduit. Il permettait aux commerçants d’obtenir une aide financière pour améliorer leurs édifices et leur offre commerciale.
Entre 2008 et 2012, 19M$ de fonds publics ont été investis dans ce programme. Les commerces faisant l’objet de rénovations étaient admissibles à des remboursements allant jusqu’à 50% des frais de design (dans une limite de 4000$) et de 33% du coût des travaux (dans une limite de 33 000$).
«Ce programme a permis de redynamiser plusieurs artères commerciales. Il faut le reconduire voire l’élargir [au-delà des 40 secteurs visés] car ça contribue à la vitalité des quartiers et à la rétention des familles», a déclaré mardi Érika Duchesne, élue de Projet Montréal.
Du côté du parti du maire Coderre ont prône la réflexion. «Donnez nous la chance d’évaluer les résultats du programme avant de faire de nouvelles propositions», clame Harout Chitilian, vice-président du comité exécutif. Ce dernier souligne que si 494 commerces ont bénéficié d’une forme d’aide à travers ce programme, cela ne représente que 8% des façades dans les 40 secteurs admissibles. «En comparaison, 25% des commerces de façade s’étaient prévalu du programme similaire qui avait cour entre 1992 et 2002», souligne-t-il.
Projet Montréal déposera néanmoins une motion demandant le retour de PR@M-Commerce lors du prochain conseil municipal, le 18 août. «Dans l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, ce programme a suscité des investissements de plus de 8M$ de la part des 53 commerçants dont les dossiers ont été acceptés», a souligné Laurence Lavigne-Lalonde, élue de l’arrondissement.
Le parti recevra vraisemblablement l’appui d’un élu de la Coalition Montréal, Marvin Rotrand, qui comptait lui-même présenter une motion similaire, en juin dernier. «Avec ses nombreuses artères commerciales, Montréal dispose d’un atout dont peu de villes nord-américaines disposent, alors il faut les garder en santé», affirme M. Rotrand.
Gagnants ou perdants
- Entre 2006 et 2011, 2150 emplois ont disparu dans le secteur du commerce de détail à Montréal.
- C’est dans Ville-Marie (-1865) et Saint-Laurent (-1165) que la perte a été la plus importante.
- Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (+565) et Montréal Nord (+420) ont été les plus grands gagnants.