Le contrat de 5M$ à SNC-Lavalin accordé malgré l’opposition
L’opposition officielle à la Ville de Montréal, Projet Montréal, a une fois de plus fait part de sa réticence envers les trois contrats accordés au privé totalisant près de 20M$ pour la réfection du réseau d’aqueduc pendant 5 ans, cette fois-ci au cours du conseil municipal de lundi soir.
Comme Métro l’avait annoncé il y a quelques semaines, l’opposition fustige la Ville notamment pour l’octroi d’un contrat de services professionnels à SNC-Lavalin, pour l’élaboration de plans et devis et la surveillances de chantiers, à hauteur de 5M$ pour la rénovation du réseaux d’eau.
Les contrats ont toutefois été accordés lundi malgré la dissidence de Projet Montréal.
«Il y a des domaines où c’est adéquat d’avoir recours au privé. Mais quant à la stratégie de l’eau, c’est au cœur de ce que nous devons réaliser par nous-même», a indiqué le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron.
Il regrette que la Ville fasse toujours appel au privé «alors qu’il a été dit, notamment devant la commission Charbonneau, qu’il faut rebâtir notre expertise à l’interne», a-t-il ajouté.
La deuxième opposition, Coalition Montréal, notamment par la voix de la conseillère de Villeray, Elsie Lefebvre, a également appelé la Ville à la prudence quant aux contrats accordés au privé, notamment quant au secteur de l’eau.
La responsable de l’eau au comité exécutif, Chantal Rouleau, a tenu à corriger le tir. «Nous restons très sensibles à la situation. Nous veillons à ce que ce qui s’est déjà produit, et qui a fait très mal à Montréal, ne se reproduise plus», a-t-elle indiqué.
Elle assure, tout comme son collègue Lionel Perez, responsable des infrastructures, que la Ville travaille actuellement à la remise à niveau de l’expertise interne.
«Quand nous faisons appel au privé, nous gardons la maîtrise des travaux», a également assuré Mme Rouleau.
«Nous savons que nous ne sommes pas dans le même monde qu’en 2008, a ajouté M. Perez. Il y a beaucoup plus d’audit et nous restons les maîtres d’œuvre», a-t-il fait comprendre, ajoutant que la Ville se doit de faire appel au privé pour la réfection des infrastructures d’eau afin de rattraper le retard qui demande une surcharge de travail.
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