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Le combat contre Duvalier continue malgré son décès

La mort samedi de l’ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier ne marque pas la fin des procédures judiciaires, clament plusieurs groupes citoyens.

Ceux-ci se réuniront mercredi soir à la Maison d’Haïti pour faire le point sur plusieurs dossiers chauds qui secouent l’actualité dans la Perle des Antilles et pour protester contre les décisions prises par le gouvernement.

Le plus récent litige en date concerne les funérailles nationales qui seront accordées à Bébé Doc, suspecté de détournements de fonds publics et de crime contre l’humanité.

«La mort de Jean-Claude Duvalier ne peut pas mettre fin à la procédure en cours, car la nouvelle enquête, qui a été ouverte en février, ne cible plus uniquement lui, mais aussi ses anciens collaborateurs», explique Danièle Magloire, coordonnatrice du Collectif contre l’impunité d’Haïti. De passage au Québec, la militante haïtienne pour les droits humains prendra la parole à la Maison d’Haïti pour faire le point sur les procédures en cours et aussi recueillir des témoignages d’anciennes victimes du régime.

L’autre sujet de discussion concerne les funérailles nationales qui ont été accordées à M. Duvalier par le président actuel, Michel Martelly. Ce dernier invoque le protocole pour justifier sa décision, invoquant le fait que le défunt est un ancien chef d’État. Les duvaliéristes vantent aussi ses résultats en matière d’économie.

«Ces funérailles nationales, c’est une insulte à la mémoire de toutes les victimes du régime Duvalier», clame Mme Magloire. On estime que près de 30 000 personnes sont mortes durant le règne des Duvalier, père et fils, qui s’est étiré sur 29 ans, de 1957 à 1986.

Mme Magloire déplore le fait que M. Martelly invoque la loi pour justifier ces funérailles nationales, alors que l’actuel président n’a toujours pas respecté la loi qui prévoit la tenue d’élections législatives et municipales un an après les élections présidentielles.

Ces élections, toujours annoncées pour le 26 octobre, sont toutefois compromises, le président Martelly et les partis d’opposition n’arrivant pas à s’entendre sur les modalités du scrutin.

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