Quatre ans de prison pour huit viols…
Chaque fois que je lis une nouvelle sur la libération d’un violeur, j’ai un gros pincement au cÅ“ur. Ce qui me dérange toujours, c’est de constater la courte durée des peines que ce genre de criminel purge. Ce n’est pas la première fois que ce débat est soulevé, mais la nouvelle sur la sortie de prison de l’ex-policier Benoit Guay qui a violé HUIT jeunes femmes, dont une adolescente de 15 ans, m’a jetée par terre.
Non seulement il n’a pas purgé un an par viol, mais on l’a laissé sortir parce qu’il «présenterait des risques faibles de récidive à court terme, et des risques MODÉRÉS à long terme.» Ai-je bien lu? Pour moi, représenter des risques modérés à long terme, c’est représenter des risques tout court! J’ai aussi lu que «les professionnels CROIENT tout de même que Benoit Guay peut être contrôlé.» Encore une fois, pour moi, «croire» n’est pas «être persuadé».
Ce qui m’inquiète énormément dans cette affaire, c’est, entre autres, de faire sortir quelqu’un qui, selon ce qu’on apprend, ne semble pas être complètement «rétabli». Lors de sa condamnation, il a été déclaré délinquant à contrôler, ce qui signifie qu’il sera surveillé jusqu’en 2022. De plus, «le psychiatre Sylvain Faucher a fait connaître à l’ex-policier sa préoccupation à l’effet qu’il pouvait cacher facilement son comportement déviant», rapporte La Presse Canadienne. Ça veut dire que lorsqu’il violait des femmes entre 2004 et 2005, il était capable de «mener une vie d’apparence socialement acceptable».
Est-ce qu’il pourrait encore jouer la comédie? Bien qu’il doive rester dans une maison de transition à l’écart de femmes mineures et poursuivre son traitement psychologique, je me demande s’il pourra vraiment être arrêté si l’envie soudaine de prendre une femme se fait sentir en lui? Sera-t-il surveillé 24h sur 24 jusqu’en 2022? J’avoue que cette histoire me trouble beaucoup.