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Commissions scolaires: coalition de parents contre les coupes

EXCLUSIF logoLa quasi-totalité des comités de parents (CP) des commissions scolaires de l’île de Montréal et de Laval ont formé une coalition «historique» pour décrier les coupes en éducation.

Ainsi, représentants des CP des commissions scolaires de Montréal (CSDM), Pointe-de-l’île (CSPI), de Laval (CSDL), ainsi que des commissions scolaires anglophones Lester-B.-Pearson (LBPSB), English Montreal (EMSB) et Sir Wilfrid-Laurier (CSWL) de Laval se sont entendus lundi soir pour parler d’une seule voix.

Précision: Contrairement à ce qu’on avait affirmé à Métro, le Comité de parents (CP) de la Commission scolaire Pointe-de-l’île n’a pas joint sa voix aux autres CP pour protester les coupes imposées aux commissions scolaires. La présidente du CP de la CSPI, Nina Joly, a expliqué que ses représentants à la réunion en question avaient seulement le mandat d’agir à titre d’observateurs. Mme Joly ajoute que son comité attendrait de «connaître l’ampleur véritable des compressions budgétaires avant de faire connaître notre position.» Toutes nos excuses.

Selon les informations recueillies par Métro, les représentants de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) n’ont pas pu se rendre à la rencontre. Il n’a pas été possible de savoir s’ils appuyaient la démarche.

D’après Mélanie Taillefer, présidente du CP de la CSDM, la coalition enverra sous peu une lettre au ministre de l’Éducation, François Blais, pour lui demander de cesser les coupes imposées aux commissions scolaires. Une pétition sera aussi mise sur pied, et le groupe demandera à la ministre libérale de la Famille, Francine Charbonneau, de la déposer à l’Assemblée nationale. La coalition entend contacter les CP d’autres commissions scolaires de la province pour qu’ils se joignent au groupe.

«Toutes les commissions scolaires, ou presque, s’en vont vers un déficit, quelle que soit leur taille, affirme Mme Taillefer. On dit souvent que la CSDM, c’est trop gros et ce n’est pas efficace, mais l’EMSB a 25000 élèves et elle est dans le même bateau.»

«Quel que soit le milieu ou la langue, on est tous d’accord qu’en éducation, en ce moment, on s’en va vers un mur.» -Mélanie Taillefer, présidente du comité de parents de la CSDM

Mme Taillefer croit entre autres que les coupes imposées affectent directement les services aux élèves, en particulier chez les élèves en difficulté. «On nous dit qu’on ne peut pas couper dans l’aide aux devoirs ou dans l’achat de livres, donc ce qui nous reste à couper, c’est l’adaptation scolaire, et ça touche directement le service à l’élève EHDAA, juge-t-elle. Entendre qu’on est capable de couper encore 9M$ [à la CSDM] alors qu’on est déjà en déficit… c’est irréaliste.»

Même son de cloche à la EMSB. «Il était une fois, on entendait ‘où voulez-vous qu’on investisse de l’argent?’ Maintenant, on demande ‘Où voulez-vous qu’on ne coupe pas?’» illustre le président de son CP, Pietro Mercuri.

«Si je pouvais parler au ministre, je lui demanderais ‘Où va l’argent? Si vous coupez 1M$ par année, est-ce que cet argent est réinvesti en éducation? Vous avez fait quoi avec cet argent? Où injectez-vous tout cet argent que vous économisez?», lance M. Mercuri.

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