175 postes en moins à la CSDM
La Commission scolaire de Montréal (CSDM) éliminera 175 postes d’ici la prochaine rentrée scolaire.
Cela n’inclut pas les enseignants ni les directeurs. Les coupes qui toucheront ces deux groupes seront connues dans les semaines à venir, selon la CSDM.
Le conseil des commissaires a adopté mercredi soir le Plan d’effectifs 2015-2016, qui prévoit que 71 professionnels ne feront plus partie de l’effectif de la commission scolaire, dont
39 postes de conseillers pédagogiques et 65 postes de soutien.
Une trentaine d’employés de tous les secteurs de la CSDM ont pu témoigner de l’effet que les coupes anticipées auraient sur leur travail. Brandissant des placards «Debout avec nous», ils ont enjoint les commissaires de refuser d’adopter le plan. En vain.
«Nous partageons le même désarroi devant la situation dans laquelle se retrouve la CSDM, a indiqué sa présidente, Catherine Harel-Bourdon, tout juste avant d’officialiser les coupes. C’est avec une immense tristesse que nous nous retrouvons devant l’obligation de procéder à ces coupes.»
Lorsqu’elle a prononcé ces mots, son discours a été interrompu pendant de longues minutes par des employés qui scandaient «debout!»
Près de 15 000 travailleurs sont à l’emploi de la CSDM, qui accueille chaque année environ 88 000 élèves à temps complet dans ses 192 établissements.
La CSDM attend présentement les règles budgétaires découlant du dernier budget provincial pour savoir le montant des compressions qu’elle devra absorber au cours de la prochaine année. Elle est en plus astreinte à un plan de retour à l’équilibre budgétaire depuis deux ans, puisqu’elle a accumulé un déficit de près de 73,1 M$. Le rapport de la firme Raymond Chabot Grant Thornton, qu’a commandé au mois de décembre le gouvernement du Québec, mentionne que la CSDM sera en mesure d’atteindre un «quasi-équilibre budgétaire» en 2016-2017, un déficit de 1,7 M$ étant projeté.
Manifestation
Des employés de la CSDM, membres de la Confédération des syndicats nationaux, ont manifesté mercredi soir, avant la séance extraordinaire du conseil des commissaires, pour dénoncer les abolitions de postes.
Ils sont inquiets pour leur emploi, mais aussi pour la prestation de service aux élèves.