Infrastructures de Montréal: les prix des contrats continuent à baisser
Des estimations préliminaires indiquent que les prix des contrats octroyés par la Ville de Montréal en 2015 pour la réfection de ses infrastructures sont inférieurs dans une proportion de 10% aux évaluations faites par les fonctionnaires.
«La tendance des prix à la baisse continue», a indiqué jeudi le responsable des infrastructures à la Ville de Montréal, Lionel Perez. Ce dernier a mentionné que la chute des prix dépasse les 20% depuis les trois dernières années, témoignant ainsi du recul de la corruption et de la collusion.
«On pense qu’on a tourné la page, mais il faut toujours être vigilant», a dit M. Perez, prudent. Il a énuméré les initiatives qui ont été mises en place dans les dernières années, telles que la création du Bureau de l’inspecteur général, l’adoption de la politique de gestion contractuelle et l’instauration de la division sur l’économie de la construction. Celle-ci est responsable de donner des estimations des prix pour les contrats octroyés en se basant sur les tendances du marché.
La Ville de Montréal prévoit déjà que la chute des prix dans les contrats de construction se poursuivra au cours de la prochaine année. Le nombre élevé de soumissionnaires à ces appels d’offres – parfois jusqu’à 15 entreprises – l’incite à faire une telle prévision. M. Perez a par ailleurs souligné que des efforts sont consentis à uniformiser les devis techniques des appels d’offres et à réduire les délais de paiement par la Ville de 55 à 30 jours pour 85% des contrats.
«Une fois qu’on a ça, il y a des économies pour les soumissionnaires et ça va se traduire automatiquement par une baisse de prix pour la Ville de Montréal, donc pour ses citoyens», a dit Lionel Perez.
La Ville de Montréal a investi en 2015 près de 445M$ dans les chantiers de réfection des infrastructures routières et celles liées au réseau de l’eau, soit 78M$ de moins que ce qui était prévu. M. Perez a expliqué cette différence par les imprévus survenus sur les chantiers �� notamment attribuables aux plans de localisation erronés – et aux exigences des partenaires de la Ville. À sa connaissance, aucun contrat n’a été annulé pour cause de soupçons de collusion et de corruption.
Le taux de réalisation des travaux de réfection des infrastructures atteint 80% en 2015. Il surpasse ceux des quatre dernières années qui oscillaient entre 35% et 70%.