Le ministre Ed Fast ira au Myanmar en septembre
TORONTO – Après des années de sanctions sévères à l’égard du Myanmar, le Canada a annoncé mercredi une initiative pour mousser les relations économiques avec le pays.
Le ministre du Commerce international, Ed Fast, doit se rendre au pays de l’Asie du Sud-Est en septembre, et il serait accompagné pour l’occasion par une délégation de leaders canadiens du milieu des affaires.
Le ministre Fast deviendrait le premier ministre du gouvernement fédéral à visiter le Myanmar depuis que les sanctions commerciales imposées au pays ont été allégées, à la fin d’avril.
Ottawa avait alors annoncé l’ouverture de son ambassade à Rangoun, la capitale, dans un geste visant à reconnaître les avancées dans le pays au chapitre des droits humains et de la démocratie.
Malgré l’optimisme affiché par Ottawa quant à sa relation bilatérale en matière de commerce, certains groupes de défense des droits de la personne et pro-démocratie préviennent que le pays anciennement connu sous le nom de la Birmanie, fait toujours piètre figure dans le dossier des droits de l’Homme.
Le ministre Fast a tenté d’atténuer ces craintes en affirmant qu’Ottawa continuait à épauler le pays dans son processus de réformes et de modernisation, à l’heure où le Canada tente d’établir une relation plus ouverte avec la région.
Il a soutenu que le climat était en train de changer, «lentement mais sûrement», et que le gouvernement fédéral aimerait que de tels changements se poursuivent.
Le ministre Fast a fait cette annonce après avoir pris part à une rencontre à huis clos à Toronto avec plusieurs sociétés canadiennes affirmant être «pressées» de faire des affaires dans le pays.
Entre autres entreprises ayant assisté à la réunion figurent Research In Motion, SNC-Lavalin, Bombardier et les firmes de consultants Nextep Strategy, Prudential Consulting et Deloitte.