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Le vote obligatoire comme solution

Photo: Yves Provencher/Métro

Après avoir posé un diagnostic sur les raisons expliquant le fort taux d’abstention des jeunes aux élections, l’Institut du Nouveau Monde (INM) propose plusieurs solutions, dont un débat public sur le vote obligatoire.

Le vote obligatoire existe dans plusieurs pays comme en Belgique ou le Brésil, sous peine d’amende. Selon M. Venne, cela permettrait de rétablir le taux de participation, mais risque d’en faire grogner plus d’un.

«Nous ne disons pas qu’il faut rendre le vote obligatoire […], mais une loi rendrait explicite la notion de devoir, a expliqué Michel Venne, directeur général de l’INM. Nous pensons minimalement qu’un débat aurait des effets pédagogiques certains.» Selon une étude de François Gélineau de l’Université Laval, seulement 36% des 18-24 ont voté aux dernières élections provinciales de 2008,

À court terme, l’INM et le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) misent sur une campagne intitulée «On est 2 millions, faut voter» et diffusée sur le web pour encourager le vote des jeunes. Ces 2 millions représentent la part des électeurs âgés de 18 à 34 ans.

Mardi, Métro a expliqué en détail les causes de cette abstention, mais rappelons que le manque d’intérêt en est le principal motif.

«Les jeunes sont littéralement en train de s’exclure du processus électoral et de renoncer au choix de gouvernement, déplore M. Venne. Dans une société vieillissante, c’est le suicide politique d’une génération.»

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L’étude de l’INM démontrait toutefois que les jeunes sont partagés quant à l’impact d’une campagne de sensibilisation.

«Si on veut renverser une tendance aussi grave, ça prend des moyens pas mal plus costauds que ceux-là et c’est un ensemble de moyens qu’il faut prendre», a reconnu M. Venne.

Ainsi, une vingtaine de débats électoraux auquel prendront part des candidats politiques auront lieu d’ici le 4 septembre dans les établissements postsecondaires.

L’INM propose aussi des réformes plus profondes, comme celle d’un scrutin plus proportionnel, mais qui requièrent plus de temps et surtout la participation des partis politiques.

«C’est aussi leur responsabilité d’aller chercher les citoyens et de ne pas seulement être des machines électorales, mais d’être des machines d’éducation civique entre les élections», ajoute M. Venne.

Quelques stratégies

  • Instaurer des cours d’éducation civique
  • Promouvoir l’engagement civique
  • Réformer les institutions démocratiques (mode de scrutin plus proportionnel, bureau de vote dans les établissements scolaires)
  • Utiliser les réseaux sociaux
  • Faire davantage de recherche sur le phénomène

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