Les écologistes se lancent dans la campagne
Alors que l’environnement a été écarté du menu du futur débat des chefs, les écologistes mettent la pression sur les principaux partis en lice.
Neuf des principaux groupes environnementalistes que compte le Québec ont présenté mardi les actions environnementales qu’ils jugent prioritaires. Même s’ils conviennent que chacun des partis propose des choses intéressantes, ils leur reprochent de manquer de vision globale.
«C’est important que l’environnement ne soit pas juste un enjeu marginal car il est notamment lié à la santé et à l’économie», déclare Nicolas Mainville, directeur de Greenpeace Québec.
Du côté des ressources naturelles, les groupes écologistes demandent que la province accélère la protection de ses territoires afin que le 8% actuel devienne 17% en 2020, tel que ciblé par les Nations unies. Ils demandent aussi la fermeture définitive de la centrale nucléaire de Gentilly 2. Seul le Parti québécois et Québec solidaire sont clairement en faveur de ces actions.
Autre dossier sensible: l’exploitation du gaz de schiste et du pétrole. Les écolos dénoncent la frilosité des politiciens dans ce domaine. «On ne peut pas faire une chose et son contraire. Oui, il y a peut-être du pétrole et du gaz, mais si on prend le virage de l’économie verte, il faut choisir de les laisser de côté», clame Steven Guilbeault, porte-parole d’Équiterre.
Au chapitre des transports, le prochain gouvernement devra faire encore plus, croient les environnementalistes. Ils demandent notamment que 30% des dépenses d’infrastructures soient consacrées au transport en commun et non pas 18% comme actuellement.
Toutes ces questions devraient être débattues de façon globale lors d’un Sommet sur l’économie verte, concluent les écologistes, qui se gardent bien de dire lequel des principaux partis est le plus vert jusqu’ici.
Selon Influence Communication, l’aspect 2.0 de la campagne a occupé trois fois plus de place que l’environnement, qui n’arrive qu’en 12e position des thèmes abordés jusqu’à présent.