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La Fédération québécoise de l’autisme demande davantage de fonds

La Fédération québécoise de l’autisme demande davantage de fonds
Photo: Métro

La Fédération québécoise de l’autisme (FQA) profite de la campagne électorale pour réclamer du futur gouvernement un investissement plus important dans le soutien des personnes atteintes du trouble du spectre de l’autisme (TSA) et de leurs familles.

Dans un communiqué relayé lundi, la Fédération a demandé aux différents partis dans la course de chiffrer leurs engagements sur la question. En entrevue avec Métro, la présidente de la FQA, Lili Plourde, a invité les formations à porter attention «aux mesures de soutien pour les familles et à la diminution des délais d’attente [pour obtenir un diagnostic de TSA]».

Elle a convenu que le gouvernement sortant avait effectué des gestes importants pour la cause en publiant son Plan d’action sur le trouble du spectre de l’autisme 2017-2022.

Cette mesure, lancée en mars 2017, prévoit 29M$ par année pour répondre à une trentaine de mesures. À cela s’ajoutent des montants non-récurrents de 11M$ pour désengorger les listes d’attentes et de 1M$ pour la recherche.

Mme Plourde croit toutefois que les bourses n’ont pas donné de résultats concrets. «Ce qu’on sait c’est que, sur le terrain, même après les montants annoncés, les investissements ne sont pas suffisant pour répondre aux besoins des personnes et des familles», a-t-elle lancé.

«Les listes d’attentes sont encore là, les parents nous appellent encore parce qu’ils sont complètement démunis», a-t-elle poursuivi.

Plusieurs dossiers
Le manque de diagnostics chez les jeunes enfants, le soutien insuffisant des familles au quotidien et la prise en charge des élèves autistes à l’école font partie des problèmes auxquels les partis devront tenter de remédier, selon la FQA.

«Il y a beaucoup d’argent qui a été investi pour diminuer les listes d’attentes, a dit Mme Plourde. Mais il y a encore des gens qui ont pas encore accès à un programme avant l’entrée à l’école. Et plus un enfant est jeune, plus il est réceptif à un apprentissage.»

Faisant référence au document Surveillance du trouble du spectre de l’autisme au Québec, publié en 2017 par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), Mme Plourde déplore le «taux de mortalité 5 fois supérieur chez les autistes de 1 à 24 ans comparativement aux non-autistes et le taux de mortalité par suicide 2 fois plus élevé».

«Ce rapport est passé sous le silence, a-t-elle observé. Ce sont des chiffres qui sont extrêmement inquiétants. Le gouvernement n’en a pas parlé. On a l’impression que personne ne s’inquiète de cet état de situation.»