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Ministre Roberge: rapport «accablant» sur la gestion de la CS English Montreal

Ministre Roberge: rapport «accablant» sur la gestion de la CS English Montreal
Photo: Josie DesmaraisLes bureaux de la Commission scolaire English-Montreal

Le rapport commandé sur la gestion de la Commission scolaire English Montreal révèle de graves problèmes de gouvernance, notamment du laxisme dans la gestion des cartes de crédit, a indiqué vendredi le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Au cours d’un point de presse à Rivière-du-Loup, le ministre a dit ne pas exclure la tutelle de la commission scolaire, partielle ou complète. Mais d’autres voies pourraient aussi être suivies, comme l’accompagnement de la commission scolaire ou des mesures correctrices.

Le ministre a souligné qu’il y avait déjà eu des mesures d’accompagnement, en 2009 et en 2017, mais que celles-ci n’ont visiblement pas été suffisantes pour redresser la situation.

Il a décrit le rapport comme «accablant» envers la gestion de la commission scolaire anglophone. Il a admis qu’il ne pensait pas que les problèmes de gouvernance «étaient aussi grands que ça», qu’il y avait un tel «niveau de dysfonctionnement» à la Commission scolaire English Montreal.

Des responsables de cette commission scolaire anglophone ont carrément fait passer leurs intérêts politiques avant les considérations pédagogiques pour les élèves, a déploré le ministre Roberge.

Le ministre a affirmé que ce constat confortait le gouvernement dans sa volonté de revoir la gestion des commissions scolaires. Le gouvernement Legault veut transformer les commissions scolaires en centres de services.

Le rapport avait été commandé en janvier et il était attendu le 10 septembre, a précisé le ministre de l’Éducation.

Fait à noter, plus tôt cette semaine, la Commission scolaire English-Montreal (CSEM) a entrepris un recours judiciaire contre le gouvernement du Québec, afin de contester le transfert de deux de ses établissements à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île.

La CSEM veut demander au tribunal de déterminer si le transfert d’écoles anglophones vers le système francophone enfreint les droits linguistiques de la minorité anglophone du Québec.

Le conseil de la commission scolaire anglophone a adopté une résolution en ce sens, le 4 septembre, afin que les tribunaux se prononcent sur la question.

La CSEM allègue que ce transfert est contraire à la Loi sur l’instruction publique et sur la protection de la gouvernance des commissions scolaires.

La Presse canadienne