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Les conservateurs remportent le vote, mais perdent les élections

Le chef du Parti conservateur du Canada, Erin O'Toole, tient un point de presse après le débat télévisé de TVA-LCN. Photo: Josie Desmarais/Métro

Le prochain gouvernement fédéral sera libéral et minoritaire. Le premier ministre du Québec, François Legault ne verra donc pas son souhait d’un gouvernement minoritaire conservateur, être exaucé. À l’issue de l’élection, le parti conservateur affiche le même nombre de sièges qu’avant l’élection.

Les différentes propositions conservatrices sur la question des armes à feu, la gestion de la pandémie ou encore l’environnement n’auront pas convaincu assez les électeurs pour donner une majorité au parti d’Erin O’Toole. Surtout au Québec, où il n’a fait élire que 11 députés.

Le parti conservateur n’a pas réussi à arracher des circonscriptions dans les grandes régions de Toronto, de Vancouver ou de Montréal. Le parti a néanmoins débuté la soirée électorale par des gains au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse (+4 sièges).

Malgré ses efforts pour courtiser les francophones et l’appui dont M. O’Toole disposait de la part de François Legault, le parti conservateur n’aura gagné qu’un seul siège au Québec par rapport aux élections de 2019.

Du côté de l’Ontario – nerf de la guerre de ces élections – les conservateurs n’ont pas réussi à prendre de l’avance sur les libéraux. À l’échelle de la province, les conservateurs ont remporté 2 sièges supplémentaires.

Ces gains ont été annulés par des pertes dans l’Ouest. En Alberta et en Colombie-Britannique, le PC a perdu 6 sièges.

Un discours d’unité malgré les controverses

Dans son discours de clôture, Erin O’Toole a appelé les Canadiens à l’unité. Mais il a mis en garde contre une intention du premier ministre libéral de lancer des élections dans 18 mois.

Lors des débats des chefs, Justin Trudeau avait dit qu’un gouvernement conservateur minoritaire laisserait présager une autre élection dans 18 mois. Avec les «différences qu’on a avec les conservateurs sur la vaccination, sur les garderies, sur l’environnement, je pense […] qu’on se retrouverait peut-être dans 18 mois dans une autre élection», avait-il spéculé.

«Les Canadiens n’ont pas offert à Trudeau la majorité qu’il voulait, avec une note de plus de 600 millions […] M. Trudeau vouloir avoir le pouvoir mais maintenant il nous a lancé dans une campagne de 18 mois», a affirmé M. O’Toole.

Je suis encore plus déterminé envers ce merveilleux pays. […] Bâtissons ce pays dans les mois à venir quand Monsieur Trudeau se prépare à d’autres élections, il faut nous préparer.

Erin O’Toole, chef du Parti Conservateur du Canada.

Plusieurs sujets épineux ont hanté le chef conservateur jusqu’à la veille de l’élection. Parmi ceux-ci, on peut citer la controverse entre la plateforme électorale et les propos d’Erin O’Toole, lors du premier débat des chefs, sur le maintien de l’interdiction des armes d’assaut. Un autre enjeu qui a poursuivi Erin O’Toole a été la question de l‘entente de 6G$ pour les garderies au Québec. Le chef conservateur a maintenu le flou sur la question du maintien de cette entente avec le Québec avant d’affirmer qu’il la remplacerait avec autre chose.

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