National

4e dose: pas d’avantages, sauf pour les groupes vulnérables

Le directeur national de santé publique par intérim, Luc Boileau.
Le directeur national de santé publique par intérim, Luc Boileau. Photo: Josie Desmarais/Métro

Alors que la situation épidémiologique continue à s’améliorer au Québec, le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, présente plusieurs recommandations quant à l’administration des doses de rappel.

Selon le Dr Boileau, la deuxième dose de rappel (la 4e dose) est recommandée pour les personnes résidant en CHSLD ou dans une résidence privée pour aînés (RPA), les personnes âgées de 80 ans et plus, les personnes immunodéprimées ou dialysées, ainsi que les personnes vulnérables vivant dans les communautés «isolées ou éloignées». Les individus qui vivent dans des milieux comportant une «proportion élevée de personnes aînées ou vulnérables» comme certaines ressources intermédiaires ou des ressources de type familial sont également concernées par cette recommandation.

Quant à la première dose de rappel, autrement dit la troisième dose, elle est toujours recommandée pour les personnes qui ont plus de 18 ans, les femmes enceintes et les travailleurs de la santé de tout âge. Cette dose de rappel est conseillée pour les adolescents de 12 à 17 ans «considérés à risque élevé de complications» s’ils contractent la COVID-19. Rappelons que l’intervalle recommandé avec la dernière dose reçue doit être d’au moins trois mois, avant d’en recevoir une autre.

«Le Comité sur l’immunisation du Québec considère actuellement qu’il y a peu d’avantages à recevoir cette deuxième dose de rappel si on ne fait pas partie de ces clientèles, explique le Dr Boileau. Malgré cela, les personnes de 18 ans et plus qui le voudraient pourraient s’en prévaloir si elles le souhaitent, après un consentement éclairé.»

Le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, fait le point sur la pandémie de COVID-19. Le Québec traverse actuellement la pente descendante de la sixième vague de COVID-19 et depuis plusieurs semaines, le nombre d’hospitalisations diminue.

«La pente diminue»

Le dernier bilan gouvernemental fait état d’une diminution de 54 hospitalisations, pour un total de 1847 personnes hospitalisées à présent dans la province. Montréal a d’ailleurs mis fin à l’état d’urgence aujourd’hui. La Ville et l’agglomération de Montréal reviendront ainsi aux procédures démocratiques et administratives normales.

Rappelons que le port obligatoire du masque dans les lieux publics fermés ou partiellement couverts sera levé à compter du samedi 14 mai. Celui-ci demeurera obligatoire dans les transports collectifs et dans les lieux qui offrent des soins, soit les hôpitaux, les CHSLD et les cliniques médicales. Le masque continuera également à être recommandé dans plusieurs milieux d’hébergement comme les résidences pour personnes âgées et dans des situations d’éclosion.

Il y a deux semaines, le Dr Boileau affirmait que la situation épidémiologique au Québec s’améliorait davantage et que le pic de la sixième vague était derrière nous. Les indicateurs et les projections les plus récentes témoignaient d’une baisse de la contagiosité et d’une baisse progressive des hospitalisations, dans les jours, voire les semaines à venir.

Le gouvernement québécois se prépare déjà à la venue possible d’une septième vague de COVID-19 au Québec. Le dépistage du virus dans les eaux usées a déjà été entamé pour se préparer le plus tôt possible. Rappelons que le Dr Boileau avait rejeté la possibilité de remettre en place les mesures sanitaires malgré une possible hausse du nombre de cas.

Inscrivez-vous à notre infolettre et recevez un résumé quotidien de l’actualité de Montréal.

Articles récents du même sujet