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Enbridge: Québec doit tenir sa promesse, martèlent les opposants

Photo: Yves Provencher/Métro

Le gouvernement du Québec doit tenir sa promesse et lancer rapidement une consultation publique et une évaluation environnementale sur le projet d’inversion de la ligne 9B du pipeline Enbridge, affirment des groupes de citoyens et d’environnementalistes.

«C’est incroyable que le gouvernement du Québec soit totalement absent du débat présentement», s’est exclamé, mercredi, le directeur général d’Équiterre, Sydney Ribaux.

Le porte-parole de la Coalition vigilance Oléoducs, Jean Léger, a de son côté déploré le «mutisme exemplaire» du ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet, au sujet de l’inversion du pipeline Enbridge.

«Ça fait assez longtemps que le gouvernement du Québec promet une évaluation environnementale. Il est maintenant temps de donner le mandat de cette évaluation environnementale au Québec», a martelé le porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin.

Yves-François Blanchet a récemment assuré qu’une consultation publique sera organisée. Son attachée de presse, Catherine Salvail, a indiqué à Métro qu’une «décision sera prise très bientôt». Elle n’a pas pu en dire plus.

Le gouvernement doit toutefois faire vite puisque les audiences de l’Office national de l’énergie (ONÉ) prendront fin la semaine prochaine et que son rapport est attendu d’ici 15 mois.

«Peu importe le rapport que déposera l’ONÉ, le gouvernement fédéral donnera son appui, croit Sydney Ribaux. Si la province est contre, ça devient difficile pour l’entreprise d’aller de l’avant. Un gouvernement provincial a beaucoup d’emprise sur tel projet.»

«Le gouvernement fédéral serait drôlement mal placé de tenter d’imposer un projet que les Québécois ne veulent pas», a ajouté Patrick Bonin.

Mercredi matin, une vingtaine de citoyens ont perturbé les audiences de l’ONÉ qui se déroulent au Palais des congrès de Montréal jusqu’à vendredi. Ils dénonçaient le processus d’évaluation du projet d’Enbridge qu’ils jugent «antidémocratique» et «bâclée��.

Les citoyens peuvent difficilement participer aux audiences de l’ONÉ, d’après Patrick Bonin. «Les audiences ne permettent qu’aux groupes drôlement organisés de pouvoir y participer», a-t-il dit.

M. Bonin a également déploré que l’ONÉ ne considère pas, dans son évaluation, les impacts sociaux et environnementaux de l’inversion du pipeline découlant notamment de l’expansion des sables bitumineux et de l’augmentation du raffinage du pétrole dans l’Est de Montréal.

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