Les étudiants en grève prévoient plus d'appuis
Les étudiants québécois sont persuadés d’avoir l’opinion publique derrière eux. Ils espèrent que plus le mouvement se prolongera, plus ils feront l’unanimité.
«Les Québécois vont nous soutenir de plus en plus, c’est ce qui s’est passé durant la grève étudiante de 2005, affirme Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE). Le gouvernement a beau multiplier les arguments fallacieux pour faire passer la hausse des prix comme inévitable, personne n’est dupe.»
Selon les organisations syndicales étudiantes, la population semble approuver la grève illimitée qui a lieu présentement, et ce soutien ne ferait que commencer. «Il y a encore du travail à faire, souligne Vincent Fournier-Gosselin, externe de l’Association des étudiants en science politique et en études internationales de l’UdeM. C’est possible de convaincre les gens qu’abroger ce projet, c’est soutenir une vision de la société québécoise», poursuit-il.
«Non seulement une grande partie de l’opinion publique est derrière nous, mais notre message est porté par des personnalités», insiste Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).
Dimanche soir, Mike, candidat de l’émission Star Académie, le chanteur Biz du groupe Loco Locass et le présentateur de Tout le monde en parle, Guy A. Lepage, portaient le carré rouge en soutien aux étudiants grévistes. Vendredi, le Sportnographe réglait ses comptes avec les détracteurs des manifestants, et les Justiciers masqués signaient hier une chronique dans nos pages pour défendre ces étudiants. «Même si certains médias nous font encore passer pour des bébés gâtés et s’attardent sur les débordements qui ont eu lieu, le mouvement est relativement bien couvert», constate Gabriel Nadeau-
Dubois.
Les trois étudiants s’accordent sur l’importance d’avoir un maximum de visibilité. «Il faudrait donner davantage de place au débat», note Vincent Fournier-Gosselin. Son confrère de la FECQ espère que la grève inspirera la population. «Nous nous battons tous pour l’avenir du Québec, fait remarquer Léo Bureau-Blouin. Il ne faut pas oublier que c’est nous qui allons alimenter les caisses de retraite et les plans environnementaux.»