Les banques alimentaires peinent à répondre à la demande
Le nombre de demandes d’aide alimentaire d’urgence a augmenté de 2,5% en 2014 par rapport à l’année dernière.
C’est ce qui ressort du Bilan-Faim, publié mardi par l’organisme Banques alimentaires du Québec (BAQ).
«Cette augmentation, dont le plateau a été atteint au lendemain de la crise financière de 2008, est toujours constante d’une année à l’autre. Elle est de l’ordre de 23% entre 2008 et 2014», écrit Zakary O. Rhissa, directeur général des Banques alimentaires du Québec dans le rapport annuel.
L’organisme souligne que 53% des 1064 organismes d’aide du Québec ont manqué de denrées cette année, contre 24% en 2013. «Pire encore, 12% des organismes ont dû fermer leurs portes en 2014 comparativement à seulement 3% l’an dernier», note M. Rhissa.
Parmi les recommandations faites au gouvernement, les organismes d’aide suggèrent l’instauration d’un crédit d’impôt de 25% pour favoriser les dons de denrées de la part des fournisseurs agroalimentaires, comme cela se fait en Ontario.
Le rapport rappelle au gouvernement l’importance de construire plus de logements sociaux. En effet, 68% des bénéficiaires de l’aide alimentaire sont locataires de logements privés où le paiement du loyer gruge une grande part de leur budget.
Selon le Dossier noir du logement et de la pauvreté élaboré à partir des données du recensement, 8,3% des ménages du Québec consacrent plus de 80% de leur budget à se loger (factures comprises).
Autre fait notable, 10,9% des bénéficiaires de ce type d’aide avaient un emploi contre 9,4% en 2011.