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Amender le mandat

J’en étais sûr. Quand le Bye Bye se fait rentrer dedans, ça ramène toujours le même débat à propos du mandat de Radio-Canada. Ah, le mandat… Le maudit mandat. Rassemblez 50 personnes, demandez-leur quel est le mandat de Radio-Canada et je vous garantis que vous allez vous retrouver avec 50 définitions différentes!

C’est pourtant simple, ce mandat a trois objectifs bien précis : informer, éduquer et divertir. Quoi qu’on en dise, ça correspond en gros à ce qui nous est présenté dans l’actuelle programmation. Que vous en aimiez le contenu ou non, c’est une autre histoire. Et, avis aux révisionnistes et autres détenteurs de la vérité absolue, lâchez-moi avec les grandes années de Fernand Seguin et du Théâtre Alcan! Les plus grands succès de cette auguste époque étaient des émissions populaires (que c’est donc laid…) comme Moi et l’autre, Les belles histoires et La soirée du hockey. Ça fait que pour les grands débats et les exposés scientifiques, vous repasserez…

La télévision de Radio-Canada existe depuis 1952. Le paysage de la télé a considérablement changé, depuis le temps. Le moment est peut-être venu de réévaluer le fameux mandat de la boîte tout en repensant à son mode de fonctionnement. Aujourd’hui, en 2009, il n’y a jamais eu autant d’images à montrer, d’information à rapporter… et de contribuables à combler, qui sont en droit d’avoir accès à une télévision d’État généraliste de qualité.

La télévision nationale doit également être un instrument de référence solide. Il est donc essentiel de la renouveler ponctuellement. À cet égard, il serait peut-être temps que l’on s’inspire de la Grande-Bretagne où, depuis plus de quarante ans, la BBC diffuse l’ensemble des émissions de la télé d’État sur deux chaînes distinctes, l’une avec des objectifs plus pointus et l’autre qui donne dans un genre plus populaire.

Ça m’amène à penser que nos deux réseaux nationaux, Radio-Canada et Télé-Québec, pourraient fonctionner en toute complémentarité. Pourquoi pas? Avec un mandat bien défini de chaque côté, on réduirait sensiblement les chances d’errer et on pourrait peut-être enfin se libérer des éternels débats stériles autour de ce qu’il faut et de ce qu’il ne faut pas. À un moment donné, le bon sens doit l’emporter sur les principes…

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