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13:47 27 avril 2016 | mise à jour le: 27 avril 2016 à 16:46 Temps de lecture: 3 minutes

Les écologistes ne relâchent pas la pression au sujet d’Énergie Est

Les écologistes ne relâchent pas la pression au sujet d’Énergie Est
Photo: Josie Desmarais/Métro

Après avoir obtenu que TransCanada respecte la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE) du Québec, les écologistes demandent au gouvernement Couillard de publier son analyse économique du projet de pipeline Énergie Est avant la reprise des consultations publiques.

«C’est merveilleux que TransCanada se plie à un BAPE [consultation publique] plus sérieux, mais il faut que l’étude économique du projet annoncé récemment soit présentée avant les audiences du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) pour qu’elles fassent l’objet d’une contre-évaluation», a déclaré mercredi le sociologue et économiste Éric Pineault lors du lancement de son livre Le piège Énergie Est.

La semaine dernière, les opposants au méga projet de pipeline Énergie Est ont remporté deux victoires. Menacée en Cour, l’entreprise TransCanada a finalement accepté de se soumettre au processus d’étude d’impact environnemental, un processus beaucoup plus rigoureux  prévu par la LEQ. Elle déclare toutefois le faire de façon «volontaire», une façon de ne pas reconnaitre le pouvoir du gouvernement provincial en la matière, déplorent les écologistes.

Le gouvernement Couillard a aussi reculé dans le dossier de l’évaluation des retombées économiques pour le Québec du pipeline devant transporter 1,1 million de barils de pétrole par jour de l’Alberta au Nouveau-Brunswick. Après avoir initialement songé à donner le contrat sans appel d’offres à la firme Aviseo, il a finalement décidé de faire réaliser l’étude par des fonctionnaires du ministère des Finances. il n’a pas été possible d’obtenir plus de détails sur la date de publication de l’étude.

À l’occasion du lancement du livre de M. Pineault, une centaine de sympathisants étaient présents et en ont profité pour dénoncer le projet de pipeline. Ils reprochent notamment à TransCanada d’avoir attendu la fin du dépôt des mémoires pour annoncer leur acceptation de se soumettre au processus d’évaluation environnemental, ce qui rend alors caduque une partie du travail de rédaction des mémoires des opposants au projet.

«Il aurait pu annoncer cela quelques jours plus tôt et ça nous aurait enlevé beaucoup de travail pour rien, c’est méprisant de leur part», a déclaré Carole Dupuis, porte-parole du comité Vigilance Hydrocarbures. «Si c’est ça, l’exemple de la nouvelle façon de faire qu’a déclaré vouloir adopter TransCanada, c’est très mal parti», a-t-elle ajouté.

Tim Duboyce de TransCanada affirme de son côté qu’ Énergie Est va «permettre de réduire les GES associés au transport du pétrole car les oléoducs marchent sur des pompes électriques».  Il mentionne en outre le rapport de Navius Group qui conclut que «le projet ne représente pas une augmentation des émissions car le pétrole destiné a être transporté par Énergie Est va être produit même si le pipeline n’est pas réalisé».

 

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