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08:58 25 septembre 2008 | mise à jour le: 25 septembre 2008 à 08:58 temps de lecture: 3 minutes

Un Mexicain dans l'espace

Le premier astronaute hispanoaméricain, Franklin Chang Diaz, l’a inspiré. Maintenant, c’est au tour du Mexicain José Hernández d’en inspirer d’autres. Le 30 juillet 2009, il effectuera un premier voyage dans l’espace à bord de la navette Atlantis.

Né en Californie de parents mexicains, José Hernández a grandi en campagne. Mais à partir du moment où il a entendu parler des exploits de Franklin Chang Diaz, il n’a plus eu qu’une idée en tête : aller dans l’espace. Métro Mexico s’est entretenu avec lui.

Combien d’heures vous entraînez-vous en vue de ce périple?
Ça commence comme un emploi ordinaire, 40 heures par semaine, mais j’y consacre de plus en plus de temps pour atteindre les 60 heures. C’est très difficile. Il faut connaître la navette, savoir compléter les expériences et marcher dans l’espace. Nous simulons aussi des pannes pour apprendre comment y réagir. Un gros avion commercial a, normalement, trois systèmes : électrique, hydraulique et mécanique. La navette spatiale en compte environ 18.

Où vous entraînez-vous?
À Houston, au Texas. La NASA a 10 centres aux États-Unis, et chacun d’entre eux a sa propre spécialité. À Houston, on se concentre sur l’entraînement des astronautes, alors que le Kennedy Center est en charge de la maintenance.

Quel sera le but de la mission à laquelle vous participerez?
Nicole Stott, un des membres de l’équipage, restera à la Station spatiale internationale pendant six mois. Pour notre part, nous ne resterons que 11 jours avant de revenir en compagnie d’un autre astronaute qui y aura aussi passé six mois. De plus, nous y installerons un laboratoire mobile et nous ferons quelques réparations.

C’est là un rêve qui devient réalité…
J’ai rêvé à ce jour depuis que j’ai 10 ans. Par la suite, j’ai posé ma candidature à la NASA année après année pendant 12 ans avant d’être sélectionné, en 2004. J’ai appris à parler le russe parce que je savais que ça aiderait. Finalement, je représenterai les Mexicains.

Même si vous êtes né aux États-Unis, vous considérez-vous aussi comme Mexicain?
Mes parents sont originaires de l’État du Michoacan, au Mexique, et je suis marié à une Mexicaine. J’ai été élevé dans la culture mexicaine et j’en suis très fier.

Aujourd’hui, vous inspirez aussi de nombreuses personnes…
Beaucoup de gens se découragent et décrochent de l’école parce qu’ils n’ont pas de ressources. À ces gens, je raconte mon histoire. Je leur raconte que, même issu d’une famille pauvre qui travaillait dans des fermes, j’ai pu réaliser mon rêve. La solution, c’est l’éducation, que ce soit aux États-Unis, au Mexi­que ou ailleurs. Si vous décrochez, vous abandonnez. Si vous persévérez, vous finirez par voir des portes s’ouvrir.

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