Escort débarque au Festival de jazz
Escort, groupe de disco originaire de Brooklyn, débarque au Festival pour répandre sa fièvre du mardi soir.Entretien avec Adeline Michele, la chanteuse funky, ainsi qu’Eugene Cho, le claviériste et directeur musical du clan.
Vous arrivez au Jazz précédé d’une réputation d’experts du live! Ressentez-vous une petite pression?
Eugene Cho : Hmmm… non. (Rires) Bon, c’est sûr que la scène est grande, mais on a présenté ce spectacle plusieurs fois et on sait quelles qualités mettre de l’avant! On va s’amuser comme des fous et on va donner tout ce qu’on a! On va faire un effort pour que le spectacle à Montréal soit unique. On va même jouer une chanson exclusive au Jazz! On est présentement en train de pratiquer nos mouvements de danse.
Vous êtes donc un danseur émérite, Eugene?
E : Hmmm. Je dirais plutôt que je suis très chanceux d’être caché derrière mon clavier!
Est-ce que nous aurons droit à l’incontournable boule miroir?
Adeline Michele : Oui, je suis pas mal certaine qu’il y en aura une géante sur la scène!
Le magazine Spin vous a récemment qualifiés de «révisionnistes du disco-funk». Est-ce une définition qui vous a plu?
A : Peu importe ce que le Spin a de positif à dire à notre sujet, on va le prendre!
E : Je crois qu’il y a beaucoup de vrai dans cette définition. Après tout, nous avons étudié de près ce qui s’était fait par le passé pour ensuite utiliser dans nos chansons les éléments qui nous semblaient encore d’actualité.
Et quels sont ces éléments?
E : Eh bien, certaines choses qui fonctionnaient par le passé fonctionnent encore, mais d’autres non. Et on fait bien attention de ne pas y avoir recours! Il y a par exemple ce son de synthétiseur que les producteurs utilisaient autrefois et qui fait «pfiiiiiw!». C’est tellement cucul! Mais on tend à oublier que le disco nous a aussi donné d’excellents compositeurs et de grands musiciens! Plusieurs chansons étaient superbement construites et funky. C’est d’ailleurs ce qu’on cherche à recréer.
Eugene, vous avez fondé le groupe avec Dan [Balis]. Apparemment, ce qui vous a réunis, c’est l’amour de la musique house. Comment êtes-vous passé d’un style à un autre?
E : Assez naturellement. Beaucoup de chansons house proviennent de l’échantillonnage de disques disco. Lorsqu’on a découvert ça, pendant les soirées où Dan et moi étions DJ, on s’est mis à délaisser nos premières amours pour faire tourner davantage de funk.
A : En fait, quand tu prends de la house et que tu y ajoutes des instruments live, ça donne du disco!
Escort
Mardi soir à 21 h 30, sur la Place des Festivals