Elton John et Billy Joel au Centre Bell: Encore jeunes et pimpants
Ils ont respectivement 62 et 60 ans, mais Elton John et Billy Joel sont encore jeunes et pimpants. Les deux chanteurs semblaient avoir beaucoup de plaisir à faire le spectacle de leur tournée Face 2 Face, hier, au Centre Bell.
Chacun dans leur style, Elton beaucoup plus extravagant et Joel plus discret mais souriant, les deux pianistes émérites ont séduit les 17 686 personnes qui s’étaient déplacées pour voir les deux légendes vivantes de la musique pop des années 1970.
Parce que c’est ce qu’ils nous ont en grande partie offert hier soir : leurs grands succès des années 1970.
En première partie, les deux artistes ont partagé la scène, Elton a fait sa partie, Billy a ensuite fait la sienne, avant que tous deux se retrouvent pour la grande finale.
Le Britannique et l’Américain ont débuté la soirée avec une pièce de 1970 d’Elton John, Your Song. Ce dernier avait revêtu son costume de scène habituel : une veste à motifs brillants et lunettes teintées. Joel, lui, est arrivé portant un simple complet. Les deux comparses se sont fait l’accolade, la soirée était partie!
Les musiciens ont ensuite entonné Just the Way You Are (Joel), Don’t Let the Sun (John) et My Life (Joel). On aurait dit deux vieux amis dans leur salon qui avaient envie de se remémorer de vieux souvenirs.
C’est d’ailleurs ce que les spectateurs, nés avant les années 1980, ont pu ressentir hier soir : une douce nostalgie. Le public ne s’est d’ailleurs pas laissé prier pour exprimer sa gratitude envers les deux amis qui lui faisaient revivre son adolescence : il a multiplié les applaudissements et les ovations.
Sir Elton
Si les Montréalais ont eu l’air de bien apprécier la prestation de Billy Joel, ils semblaient surtout être venus pour voir Sir Elton John. Ce dernier n’a pas déçu. Il a enchaîné ses grands succès, Saturday Night’s Alright (For Fighting), Burn Down the Mission, Tiny Dancer, Goodbye Yellow Brick Road et Rocket Man, accompagné de cinq musiciens dynamiques qui n’ont pas hésité à multiplié les longues envolées musicales.
Ces classiques ont parfois pris quelques rides, mais ils restent bons de cette manière : fixés dans le temps. Le chanteur, tout en voix, a même dédié la pièce Sorry Seems to Be the Hardest Word à Montréal.
Pianotant comme s’ils avaient 20 ans, les deux bonzes des ballades ont prouvé hors de tout doute hier que la musique garde jeune et en santé.