Cannes fait de la résistance
Un an après avoir décerné la Palme d’Or à Entre les murs de Laurent Cantet, le 62e Festival international du film de Cannes s’ouvre aujourd’hui avec l’avant-première mondiale de Up, le nouveau film d’animation des studios Dinsey/Pixar. Une grosse production américaine, l’une des rares attendues cette année sur la Croisette avec le nouveau Tarantino, Inglourious Basterds.
L’Asie en force
C’est l’un des paradoxes dont peut s’enorgueillir le prestigieux festival : alors qu’en 2008, 91 des 100 films les plus vus à travers le monde étaient de grosses productions américaines, la sélection officielle cannoise 2009 joue plus que jamais la carte de la diversité en mettant à l’honneur 52 longs métrages représentant 32 pays.
Et ce sont pas moins de 1 670 films en provenance de 120 pays différents qui ont été soumis ces 12 derniers mois aux équipes du délégué général Thierry Frémaux, une progression constante à peine entamée par la crise financière.
Car si des économies sont annoncées du côté des fêtes et des autres événements de promotion, la quinzaine cannoise s’impose une fois de plus comme une riche et passionnante vitrine d’un «autre cinéma», en marge des canons commerciaux.
L’Europe est représentée en masse, avec ses auteurs cultes (l’Espagnol Pedro Almodóvar, le Britannique Ken Loach, le Danois Lars Von Trier), ses étoiles montantes (l’Anglaise Andrea Arnold, l’Espagnole Isabel Coixet) et quatre cinéastes français, Alain Resnais, Jacques Audiard, Gaspar Noé et Xavier Giannoli.
Mais c’est l’Asie qui monte en puissance cette année avec un quart des 20 films en compétition, dont Thirst, de Park Chan-Wook (Old Boy), Vengeance, de Johnnie To, ou encore Nuits d’ivresse au printemps, du Chinois Lou Ye, cinéaste sulfureux censuré par Pékin.
De la graine de Palme d’Or pour le jury?