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La tête dans les nuages

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

Dans Les pieds dans le vide, réalisé par Mariloup Wolfe, Guillaume Lemay-Thivierge, Laurence Leboeuf et Éric Bruneau forment un triangle amoureux.

Charles, Manu et Rafaël cherchent chacun à leur manière un sens à leur vie et ont une passion commune : le parachutisme.

Dans la vraie vie, Mariloup, Guillaume, Laurence et Éric forment deux couples. Un premier, qui était déjà fort lors du tournage du film l’an passé, et un autre qui en était à ses débuts. Malgré ce chassé-croisé amoureux sur le plateau de tournage, les histoires de couple étaient reléguées au second plan, assurent les interprètes interrogés.

«Dès le départ, Mariloup m’avait dit : « Laissez-vous aller, ne pensez pas à moi », explique Laurence Leboeuf, qui a dû tourner quelques scènes d’intimité avec Guillaume Lemay-Thivierge, le copain de Mariloup Wolfe. Elle a pris son film et ses acteurs en main. Même si c’était une situation étrange, je ne me suis pas sentie mal à l’aise et je pense que c’était important pour le bon fonctionnement du tournage.»

Ces considérations ont d’ailleurs rapidement été écartées, le trio de comédiens et la réalisatrice ayant développé une véritable camaraderie. C’est, qu’une fois les journées de tournage terminées, plusieurs membres de l’équi­pe de tournage restaient dormir sur le site, question de s’imprégner de l’atmosphère qui règne dans un centre de parachutisme.

«Le producteur a eu la gentillesse de nous laisser coucher dans les roulottes qui faisaient partie du décor, souligne Éric Bruneau. Quand Mariloup disait : « Coupé! », on se débouchait une bière et on parlait de la journée. On faisait un feu avec les parachutistes qui étaient là. Ils nous parlaient des fois où ils avaient, par exemple, dû utiliser leur parachute d’urgence. Ça nous gardait dans l’ambiance.»

Comme si vous y étiez
Les comédiens étaient d’autant plus dans l’atmosphère d’un vrai centre de parachutisme que Guillaume Lemay-Thivierge s’était assuré que tout ce qui était relié à son sport de prédilection était fidèle à la réalité. D’ailleurs, le comédien, qui est copropriétaire d’une école de parachutisme, Voltige, a racheté des éléments de décor du film, comme le petit resto-bar et l’aire de pliage des parachutes qu’il a intégrés au paysage de son centre.  

«Le film est vraiment inspiré d’une vraie drop zone, assure celui qui saute depuis une quinzaine d’années. J’aime ça, moi, regarder un film de surf et savoir que ça se passe vraiment comme ça; alors on a recréé l’ambiance d’un vrai centre de parachutisme.»

Si Guillaume Lemay-Thivierge, lui, connaissait bien ce sport extrême, ses collègues de jeu, eux, ont dû apprivoiser le parachutisme. Tandis que Laurence Leboeuf, qui avait déjà sauté en parachute il y a quelques années, ne tenait pas à répéter l’expérience, Éric Bruneau, lui, a fait son premier saut avant le début du tournage pour pouvoir comprendre le sentiment d’adrénaline que son personnage cherche  cons­tamment à retrouver dans le film.

«Rafaël, c’est un junkie de cette sensation-là, explique-t-il. Interpréter ça, c’est génial, parce que tu es toujours dans cette recherche-là d’intensité. Mais à la fin de l’été, ça me tentait de jouer une comédie!»

Les pieds dans le vide
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