Critiques CD de la semaine du 12 au 16 novembre
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Deadmau5, Lionel Loueke, Machine Head, Benjamin Biolay, Marie-Josée Lord et Baxter Dexter.
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Bien vivant! Deadmau5 > album title goes < (4/5) |
Comment ne pas hocher de la tête et taper du pied en écoutant Album title goes here? Ce quatrième album studio de l’artiste canadien Deadmau5 plaira à plusieurs. Que vous soyez fan ou non de musique électronique, il est accessible à tous. Les pièces mélangent l’électro et le progressive house, et même une touche de pop. Les pièces Superliminal, The Vledt et Maths sont particulièrement transcendantes. C’est l’album parfait pour faire son jogging, s’entraîner en salle, travailler, faire le ménage ou mettre de l’ambiance dans un party! Un album léché et bien dosé qu’il a enregistré entre 2009 et 2012. Dansez!
– Rachelle McDuff
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Le défricheur Lionel Loueke Heritage (4/5) |
Le jazz sophistiqué de Lionel Loueke a fait ses preuves au fil d’albums acclamés, et voilà que le Béninois d’origine récidive avec un sixième album plus éclectique et plus électrique que ses précédents, Heritage. L’héritage, c’est celui de son Afrique de l’Ouest natale, d’où il ramène une musique polyrythmique, des percussions agitées et des chants verniculaires. La chanson Ifë est de ces envolées qui présagent un fantastique voyage. Refrains enivrants, bric-à-brac ingénieux de sonorités, valse maîtrisée entre les influences, du funk au hip-hop en passant par le trad : tout y est. Délicieux moment d’évasion en compagnie d’un prodige, sur une terre à défricher à l’infini.
– Charles-Éris Blais-Poulin
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Gros métal sale Machine Head Machine Fucking Head Live (3,5/5) |
Un album live de Machine Head sonne exactement comme vous l’imaginez, et c’est une bonne chose. Le quatuor californien livre son trash métal sans retenue et nous prouve qu’il n’a pas besoin d’un studio d’enregistrement pour embellir ses prouesses musicales. Le nostalgique en nous préfère bien sûr Davidian et Old, des chansons provenant du premier album du groupe, Burn My Eyes. Cependant, même les pièces tirées d’albums moins bien reçus par les fans de la première heure – The Blood, The Sweat, The Tears (The Burning Red) et Bulldozer (Supercharger) – sonnent comme une tonne de briques.
– Mathieu Horth-Gagné
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xxx Benjamin Biolay Vengeance (3/5) |
C’est dans une pochette rose fuchsia criarde (hum) qu’est arrivé le Biolay nouveau. Les attentes étaient élevées… et finalement, elles ont été déçues. Invitant une multitude d’artistes à l’accompagner pour cette Vengeance, le superbe Benjamin valse entre les styles, mettant un peu de côté celui qu’on préfère : le sien. Ainsi, il chante en espagnol avec Sol Sanchez, touche même au hip-hop avec Orelsan et Oxmo Puccino… Malheureusement, le duo qu’on attendait le plus, à savoir celui avec l’ex-Libertine Carl Barât, se trouve à ressembler étrangement et de façon un peu dérangeante à un vieux hit de Pulp, genre I Spy. Les meilleurs morceaux? En solo.
– Natalia Wysocka
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Moitié-moitié Marie-Josée Lord Yo soy Maria (2,5/5) |
La soprano québécoise a tout pour elle. Et tant mieux si ça marche fort. Toutefois, on se gratte encore la tête devant le répertoire «latin» de ce deuxième album solo. Le tout est très bien fait et on comprend l’idée du voyage dans le Sud, mais… Bésame mucho, vraiment? La foule? Aranjuez, mon amour? Toute la première partie du CD ressemble à une fausse bonne idée. C’est méchant de notre part, mais pourquoi pas Pepito mi corazon? Toutefois, ça s’arrange dans la seconde portion. Hijo de la luna et Yo soy María (extrait du seul opéra de Piazzolla) sont les moments forts de ce disque.
– Éric Aussant
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Bling Baxter Dexter SMS (2/5) |
L’univers de Baxter Dexter se résume à bien peu de chose : les femmes parfaites, les liasses de billets et les produits de luxe. Avec S.M.S. (Sex.Money.Swag), son premier album complet, le rappeur montréalais passe le plus clair de son temps à chanter son amour-propre et à tenter de nous convaincre que Baxter, c’est le meilleur. Les quelques chansons plus sérieuses ne sauvent pas cet album qui, dans l’ensemble, carbure aux rêves de gloire et à la sagesse urbaine du genre : «Y’a celles qui aiment parler, y’a celles qui aiment danser, y’a celles que je ramène chez moi.» À écouter en buvant du champagne à 10 000 $ sur un yacht dans les Bahamas.
– Maxime Huard
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt





