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Rumeurs au sujet de Rihanna sur le web

Photo: YouTube

Rihanna, on le sait, est l’une des pop stars les plus branchées du moment. À toute heure du jour ou de la nuit, elle alimente son compte Twitter de photos osées, de commentaires étonnants et de petites banalités tirées de son quotidien. Mais l’internet s’est retourné contre la chanteuse la semaine dernière, après qu’un petit malin eut déclarée qu’elle était morte un accident d’avion.

Que personne ne se soit demandé comment un tel événement ait pu arriver au nez et à la barbe des quelque 150 journalistes (dont mon collègue Mike Gauthier) qui la suivent dans une tournée destinée à promouvoir son nouveau disque, Unapologetic, témoigne du profond bouleversement que subissent les médias.

Aujourd’hui, on méprise les médias traditionnels au point d’accorder plus de valeur aux élucubrations d’un internaute égaré qu’à des témoins placés en première ligne. Rassurez-vous, donc, Rihanna est bien vivante.

Tellement, en fait, qu’elle s’apprête à lancer un septième album en sept ans de carrière (d’où le titre de sa tournée promo : 777), avec, en guise d’amuse-bouche, un clip pour la chanson Diamonds. Tourné presque entièrement en noir et blanc, avec quelques punchs de couleur savamment dosés, le clip joue beaucoup sur la brillance de la pierre précieuse en question. On y voit même Rihanna, qui ne manque jamais de nous rappeler son amour pour les herbes illicites, rouler un joint fait entièrement de diamants. Ça se fume mal, mais ça épate le bourgeois!

Le reste du clip est constitué d’images évocatrices, mais qui ne portent aucune trame narrative : des chevaux filmés au ralenti, Ri-Ri qui court sur une route en pleine nuit, Ri-Ri enlaçant langoureusement un jeune homme tatoué, et même Ri-Ri flottant au fil de l’eau, telle une Ophélie moderne. Qui sait, peut-être est-elle vraiment partie après tout?

Aimer Ke$ha
Je voudrais vraiment aimer Ke$ha. Parce qu’elle a une grande gueule et qu’elle se fout des convenances, parce qu’elle multiplie les collaborations inusitées (avec les Flaming Lips, notamment) et parce qu’elle met un peu de poil à gratter dans le monde trop lisse de la pop, elle mérite notre attention.

Malheureusement, sa production musicale n’est que rarement à la hauteur de mes attentes. Avec Die Young, elle nous livre une autre tranche de dance pop banale, portée par une voix nasillarde et paresseuse passée à la moulinette de l’Autotune.

Côté clip, elle ne fait guère mieux. Pour Die Young, elle mélange les symboles religieux (l’action se déroule dans une église mexicaine) et païens (pentagrammes, symboles des Illuminati) dans le but de choquer, mais fait chou blanc.

Histoire de repousser encore davantage les limites, elle y injecte une bonne dose de sexe et un peu de violence, car il faut bien que quelqu’un meure jeune, histoire de faire honneur au titre de la chanson. On cherche en vain une âme rebelle dans ce clip, mais chaque scène semble calculée dans le seul but de choquer quelques bien-pensants du Bible Belt . Au final, on a droit à un clip brouillon qui n’est guère plus qu’une version cheap du Judas de Lady Gaga. Dommage…

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