Critiques CD de la semaine du 28 septembre au 2 octobre 2009
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Elisapie Isaac, Fred Fortin, Marie-Mai, Navet Confit et Nadja.
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Vol avec Elsie |
Il y a cinq ans, Elisapie Isaac nous avait séduits avec le duo Taima. Elle y parvient encore, d’une autre façon, avec son premier album solo. Si la galette est plus pop, la chanteuse de Salluit nous touche encore. Autant en anglais, en inuktitut qu’en français (Moi Elsie, grâce à de superbes paroles de Richard Desjardins et à la musique de Pierre Lapointe). La belle nous amène dans son superbe univers dès les premières notes de l’album (la planante Navvaatara). Univers enjolivé par des arrangements remarquables, des rythmes parfois dansants (la géniale Out of Desperation) et la voix magique d’Isaac.
– Vincent Fortier
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Enfin! Fred Fortin Plastrer la lune (4/5) |
Fred Fortin
fait enfin un retour avec son quatrième album solo, Plastrer la lune. Après s’être assis derrière la batterie des Breastfeeders et avoir réalisé le dernier album de Thomas Fersen, le musicien à la touche unique embrasse de nouveaux sons folk-country avec des chansons comme Madame Rose et Le mur, alors que des personnages déjantés (Bobby) et attachants (Dollorama) nous accompagnent tout le long de l’album. Le sympathique Bleuet se permet même un petit retour dans le rock crotté de Gros Mené avec la pièce Grandes jambes. Bref, le CD contient tout pour les fans.
– Mathieu Horth Gagné
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Marie-GaGa Marie-Mai Version 3.0 (3,5/5) |
La Version 3.0 de Marie-Mai n’offre pas une refonte en profondeur, mais propose tout de même une mise à jour intéressante… dans le genre. C’est que Marie-Mai poursuit dans la même veine, avec des refrains accrocheurs, des pièces simples qu’on peut chanter après une seule écoute. Des titres comme Déjà loin, C’est moi ou Garde tes larmes figurent parmi les plus réussies, avec des touches électros rappelant Lady GaGa combinée à l’énergie rock de l’ex-académicienne. Do You, un morceau anglophone à la Avril Lavigne, intrigue… Le passage au 3.0 est donc fortement conseillé. Ne boudons pas notre plaisir.
– Christian Duperron
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Être à part Navet Confit LP3 / Papier vampire (3/5) |
Le prolifique Navet Confit sévit de nouveau avec Papier vampire, un troisième album plus pop-rock, plus grunge, moins aérien et moins psychédélique. N’allez toutefois pas imaginer que le multi-instrumentaliste s’est assagi. Ses chansons aux paroles surréalistes sont teintées ici et là de surprises musicales, de ponts inattendus, ce qui fait encore des compositions du Navet des petits êtres à part. Avec son imagination sans borne, le créatif musicien ne nous offre rien de formaté et c’est pour ça qu’on l’apprécie tant. Le Navet-Vampire se produira le 4 décembre au Musée d’art contemporain.
– Geneviève Vézina-Montplaisir

Périlleux
Nadja
Nadja (2,5/5)
Originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Nadja est toute jeune, mais compte des années de métier. Elle lance un premier CD de reprises anglophones des années 1950-60, après avoir connu un certain succès cet été avec Hound Dog – oui, celle d’Elvis Presley. Si la réalisation de Marc Bell (The Fugees, Gatineau) rappelle joliment l’époque, les pièces sont malheureusement collées sur les versions originales. Par conséquent, sur Money (That’s What I Want) et Rescue Me, par exemple, la chanteuse à la voix d’or devient une bien pâle copie d’Aretha Franklin. Périlleux de s’attaquer à ces monuments.
– Eric Aussant
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt