Soutenez

Casse-Noisette: une féerie intemporelle

Photo: Yves Provencher/Métro

Impossible d’y échapper. Le Casse-Noisette des Grands Ballets est, depuis 1964 – année de la première représentation chorégraphiée par Fernand Nault – un incontournable du temps des Fêtes. S’y rendre, c’est un peu comme donner le coup d’envoi de la féerie de Noël.

C’est la première, et la salle Wilfrid-Pelletier est pleine à craquer. Jeunes et moins jeunes ont au fond du cœur une sorte d’impatience propre à l’enfance et au temps des Fêtes. Et c’est aussi avec notre âme d’enfant que nous attendons le lever du rideau.

L’orchestre dirigé par Allan Lewis entonne les premières notes du célèbre ballet de Tchaïkovski inspiré du conte d’Hoffmann et là apparaissent, derrière le rideau, deux petits garçons se jetant des boules de neige. Sur scène, dans un décor sublime, plusieurs danseurs vêtus de costumes du 19e siècle se retrouvent la veille de Noël chez la petite Clara pour une grande fête. Son parrain, le Dr Drosselmeyer lui offre un casse-noisette que son frère Fritz brise. On n’en dira pas plus pour ne pas rompre la magie.

Ce premier acte, avouons-le est un peu long et ennuyeux, mais pose le décor et la trame de ce conte. Néanmoins, quelques passages divertissants et parfaitement dansés, entre autres celui de Colombine et d’Arlequin ainsi que celui du soldat mécanique, apportent un peu de dynamisme à ce long tableau.

Le pas de deux de la Reine des neiges et de son cavalier nous a, quant à lui, un peu déçu. Si, aux yeux des enfants et des néophytes, ce duo avait fière allure, à nos yeux d’amatrice de danse, les pirouettes n’étaient malheureusement pas correctement achevées, le danseur ne fermait pas systématiquement ses positions et, surtout, trop souvent ses jambes n’étaient pas tendues. Ce pas de deux manquait de rigueur et d’un peu de légèreté.

Mais le deuxième acte est venu effacer toutes nos critiques et notre scepticisme au sujet de la technique. Le premier tableau de la seconde partie nous amène au royaume des friandises, là où règne joyeusement le roi du pays des bonbons (comprenez le clown du Casse-Noisette). Ce dernier nous fera, d’ailleurs, sourire à plusieurs reprises. Le pas de deux de la fée dragée et de son cavalier est, pour sa part, dansé à la perfection. Tout y est! Sourire, grâce, et chaque mouvement est correctement exécuté. Le duo parvient à nous charmer.

Et le plaisir se poursuit avec les différents solos. C’est un véritable voyage dans le monde des danses grâce à celles des Espagnols, de l’orientale, des matriochkas et des Chinois. Et comme dans tout ballet, un grand pas de deux vient clore ce moment magique.

Notre émerveillement est aussi attribuable à l’orchestre, qui a parfaitement interprété ce chef-d’œuvre russe. Malgré quelques faux pas, la magie de Casse-Noisette opère toujours!

Souris du jour
Cette année, une heure avant chaque représentation, le comédien Jacques Piperni fait une lecture du conte aux enfants.

  • Puis, l’un d’eux est tiré au sort pour devenir la souris du jour.
  • Déguisé en souris, l’heureux élu montera sur scène pour le premier acte avec les danseurs.

Casse-Noisette
À la Place des Arts
Salle Wilfrid-Pelletier
Jusqu’au 30 décembre

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.