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Critiques CD de la semaine du 16 au 20 août 2010

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Taking Back Sunday, Fredo Viola, Mask ha Gazh, Alexandre Belliard et O Linea.

Mission accomplie
Taking Back Sunday
Live From Orensanz (
4/5)

L’expérience «unplugged»  n’est pas toujours concluante pour les groupes qui s’y essaient. Ce n’est certainement pas le cas de Taking Back Sunday. Avec Live From Orensanz, on découvre une profondeur et une musicalité qu’on  ne connaissait pas à la formation américaine. De plus, la voix d’Adam Lazzara n’a jamais semblé aussi puissante et enivrante. Contrairement à bien des albums acoustiques, Live From Orensanz conserve tout le dynamisme du groupe. Le résultat est surprenant et intéressant, sans le côté électrique. Les pièce Set the Phasers to Stun et Cute Without the E (Cut From the Team) valent le détour.
–  Mathieu Horth Gagné

Magnifique
Fredo Viola
The Turn (4/5)

Rares sont les albums aussi fascinants à écouter qu’à analyser. On peut donc s’y abandonner ou décortiquer les arrangements avec satisfaction. Il faut dire que Fredo Viola s’est amusé à faire tout un mélange! C’est comme une gigantesque collision : le Moyen Âge et les années 2000 se télescopent; le chant grégorien, l’électro, la pop, le classique et même la comptine enfantine se rencontrent dans des mélodies magnifiques et accrocheuses. L’ensemble demeure accessible, et le CD pourrait être simple­ment classé dans la catégorie pop. Seul petit bémol : la voix du chanteur est parfois criarde… mais c’est vite pardonné. Une véritable réussite!
–  Éric Aussant

Pour découvrir
Mask ha Gazh
Source  (3/5)

Les Français de Mask ha Gazh se lancent au Québec après 10 ans de concerts dans l’Hexagone. Les quatre musi­ciens s’inspirent de la musique traditionnelle bretonne, dont on retrouve dans ce cinquième opus les sonorités et le rythme. Les textes reprennent d’ailleurs un grand nombre de thèmes folkloriques bretons, comme le départ, la mer, les racines ou la lande. Un court texte est dit en français et en breton, mais le chanteur le vide de la belle musicalité de ce patois, ce qui est dommage. Cet album est à découvrir pour une première approche de la musique bretonne, mais à déconseiller pour les initiés qui n’y trouve­ront rien de très original.
-Marjorie Wirzbicki

En surface
Alexandre Belliard
Des fantômes, des étoiles (3/5)

Troisième album pour le montréalais Alexandre Belliard. Après une plongée en scaphandre avec son précédent opus Demain… la peur, on s’attendait à un voyage céleste avec un titre comme Des fantômes, des étoiles. Mais ça manque de profon­deur. C’est souvent joli, mais jamais transcendant. Présenté comme un amoureux des mots, Belliard a choisi de mettre la musique à l’avant-plan. Des thèmes anodins surprennent toutefois, comme sur la belle Et toi et moi, où défile une liste de couples célèbres. La reprise en français de Don’t Wanna Grow Up de Tom Waits – intéressante – n’aurait pas dû se retrouver parmi les autres. En magasin mardi.
– Vincent Fortier

Sans saveur
O Linea
La bête de l’homme (2/5)

Ce deuxième opus d’O Linea, qui arrive trois ans après L’ordre des choses, serait agréable à l’écoute si quelques indispensables étaient au rendez-vous. Pour commencer, l’artiste semble vouloir donner de la profondeur à son texte en poussant sur sa voix, ce qui donne un effet criard assez désagréable. Les quelques morceaux où il calme cette poussée vocale reposent et permettent d’apprécier des envolées instrumentales de qualité, à la belle musicalité. L’album pêche également par des textes sans saveur aux thèmes plutôt convenus (je veux être libre et l’Homme est salaud).
-Marjorie Wirzbicki

 

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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