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Le son unique de Buke and Gase

Photo: collaboration spéciale

Buke and Gase, ce sont elle, Arone Dyer, et lui, Aron Sanchez. Deux musiciens brooklynois hypercréatifs qui n’aiment pas être placés dans des cases. Ils affirment d’ailleurs que ce qui les rend vraiment heureux, c’est lorsque les gens n’arrivent pas à définir leur son. «On veut à tout prix éviter d’être catégorisés stylistiquement de quelque manière que ce soit», dit Aron.

Même s’ils sont juste deux, Aron et Arone font beaucoup de bruit. Ils utilisent une multitude d’instruments, la plupart confectionnés par eux-mêmes, pour créer une musique atypique qui défie les qualificatifs. Leurs chansons éclatées suivent toutefois une formule. «Elles doivent être à la fois accrocheuses et exigeantes pour l’auditeur, explique Aron. Car, d’un côté, on adore les mélodies pop entraînantes, mais de l’autre, la sophistication et la complexité nous attirent.»

Plusieurs personnes, dont nous sommes, ont trouvé une certaine ressemblance entre la voix d’Arone et celle de Karen O, des Yeah Yeah Yeahs. D’autres ont même décelé dans ses intonations des traces de Gwen Stefani. Une grosse erreur, dit-elle. «Les deux seules choses que nous avons en commun, c’est que nous sommes des femmes et que nous avons des voix puissantes. Mais c’est tout.» «Je crois pour ma part que vous partagez une fréquence vocale spéciale», modère son copain.

Lundi prochain, le dynamique duo sera à Montréal pour présenter les pièces de sa toute nouvelle offrande, General Dome. Un excellent disque enregistré dans un cadre et dans un esprit pour le moins particuliers. «On a transporté tout notre équipement dans une immense chambre vide, située juste à côté de la ligne de métro pour créer un studio temporaire, explique la partie féminine du groupe. Les wagons qui passaient faisaient un vacarme incroyable! Du coup, il y a plein de sons qui n’ont pas réussi à se tailler une place sur l’album et d’autres qui y ont échoué sans qu’on le veuille vraiment.»

En enregistrant, les deux comparses se demandaient constamment comment diable ils parviendraient à transposer le résultat en live. «Quand on compose, on trouve ça génial et facile, de n’être que deux, remarque Arone. Mais quand on doit jouer ça sur scène, c’est une autre histoire. C’est vraiment difficile. On doit être extrêmement concentrés pour reproduire nos chansons bien comme il faut. Et, avec le son qu’on crée, ce n’est pas une mince affaire!»

D’ailleurs, parlant de son, lorsqu’on vient de Brooklyn, est-ce que les gens ne s’attendent pas à entendre un certain style? Comme c’est le cas avec le «son de Montréal»? «Je ne sais pas trop, répond Aron. Je dirais qu’on est issus davantage d’une ère que d’une scène particulière. Cette ère du DIY [do it yourself], durant laquelle sont nés plein de groupes lo-fi, avec très peu de membres. Comme Matt and Kim ou Pink and Brown. Ces bands nous ont inspirés. Notre musique n’est pas forcément pareille, mais la façon dont nous la créons, oui. Comme eux, nous essayons d’être le plus créatifs possible avec le moins de moyens possibles. De faire plus avec beaucoup moins.»

Buke and Gase
Au Il Motore
Lundi à 20 h

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