La chanson québécoise sous la loupe
Depuis hier, des artistes, des diffuseurs, des producteurs, des journalistes et des associations du milieu de la musique se penchent sur l’état de la chanson québécoise dans le cadre du Forum organisé par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), avec la participation de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) et du ministère de la Culture et des Communications. Ateliers, débats et échanges sont au programme.
En cette ère de grandes mutations, cette ère où le numérique a complètement chamboulé les modèles traditionnels, les enjeux sont immenses. «La chanson est un art emblématique de la culture québécoise», a rappelé Yvan Gauthier, président-directeur général du CALQ, avant d’insister sur le fait qu’«il importe de dégager des solutions».
Lors de son allocution d’ouverture, le ministre Maka Kotto a quant à lui affirmé vouloir s’attaquer au problème de la juste rémunération de tous les intervenants impliqués dans la création d’une œuvre, et ce, «en dépit de l’adoption du projet de loi C-11 au fédéral». Ce qui lui a valu de chaleureux applaudissements.
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Dans un discours très bien accueilli, l’invité spécial Louis-Jean Cormier a pour sa part comparé la création à un accouchement, et les chansons à des enfants. «Les institutions comme la SODEC sont comme l’allocation familiale» et «la radio commerciale, c’est comme une école privée, où on demande aux chansons de porter un uniforme».
Le Forum se poursuit aujourd’hui au Centre PHI.