Culture
05:00 7 février 2020 | mise à jour le: 7 février 2020 à 00:34 temps de lecture: 5 minutes

7e ciel: Cette semaine, Métro craque pour «Le retour du Sportnographe», «L’acrobate»…

7e ciel: Cette semaine, Métro craque pour «Le retour du Sportnographe», «L’acrobate»…
Photo: Collaboration spécialeThe L Word : Generation Q

La rédaction de Métro vous présente les coups de cœur culturels de la rédaction de la semaine…et l’évènement qui la désole.

1- Le retour du Sportnographe

Yvan Piquette, Réal Munger et Paul Meilleur-Aucoin sont de retour! Le Sportnographe reprend du service après une absence de presque 10 ans, cette fois sous la forme d’un balado mensuel. La mission du trio est toujours la même: nous faire rigoler en exposant les travers du merveilleux monde du sport (™) et des médias qui en parlent (mission que Jean-Philippe Pleau et Olivier Niquet ont poursuivie avec brio sous forme de chroniques dans Métro, à lire aujourd’hui en page 13). Si on regrette le départ de l’animateur haïtien Jean-Étienne Eudes, plus grand défenseur de Pernell Karl Subban, «la perle des Antilles sur glace», la recette du Sportnographe fonctionne toujours aussi bien. Et vu le marasme dans lequel Canadien semble pris, ils ne manqueront pas de matériel de sitôt. Benoit Valois-Nadeau 

2 – The L Word: Generation Q

«L» comme dans «lesbienne». «Q» comme dans «queer». Tel un Degrassi: La nouvelle génération du milieu LGBTQ+, cette série nous amène 10 ans après la fin de la série The L Word. On retrouve ainsi Alice, Shane et Bette (notre photo), en plus de faire la connaissance de jeunes recrues. Bien de son temps, cette nouvelle mouture fait état des préoccupations des jeunes queers. Ainsi, cette saison marquée par la course à la mairie de L. A. de Bette Porter respire la diversité, tant ethnique que sexuelle et sociale. Seul bémol, l’excès de tensions dramatiques, qu’on pardonne vite aux scénaristes. Sur Showtime et Crave. Marie-Lise Rousseau

3- L’acrobate

Ce 6e long métrage de Rodrigue Jean est classé 18 ans +, mais il ne faudrait surtout pas être rebuté par ses quelques scènes de sexualité explicites (tournées avec des professionnels), car il a beaucoup de qualités. À commencer par la maîtrise avec laquelle le réalisateur met en scène les dynamiques de désir et de pouvoir entre deux inconnus brisés, brillamment interprétés par Sébastien Ricard et Yury Paulau. Leur rencontre vertigineuse se déroule en hauteur, dans un décor montréalais poétique et magnifiquement filmé de tours à condos en construction. En salle. Marie-Lise Rousseau

4- Si nous sommes égaux…

Avec son titre intrigant, Si nous sommes égaux, je suis la fée des dents, difficile de passer à côté de ce petit recueil d’à peine 189 pages… Mais une fois ouvert, attention, car son contenu frappe fort! Mesdames, il pourrait changer votre vie. Pour le mieux. Cet essai d’Amélie Châteauneuf, avec ses listes de tâches, ses questionnaires et ses pistes de solution, propose une méthode afin d’aider toutes les femmes souhaitant un VRAI partage de toutes ces tâches qui deviennent nécessaires dès qu’on vit avec un autre humain que soi même… Aux éditions Poètes de brousse. Carole Côté

5- Deuxième fois

Après cinq années d’absence, le quatuor québécois Beat Sexü est de retour pour une Deuxième fois. De jolis synthés groovy et langoureux surplombent ce disque de 13 morceaux aussi intéressants qu’éclectiques. Avec des titres explicites comme Faire l’am, Sexsomnie ou Sous sa robe, la subtilité s’est envolée, mais ce n’est pas très important après tout. On aime beaucoup le titre Seulement si tu veux pour sa musicalité d’abord, mais aussi parce qu’il aborde le principe essentiel de consentement. Ouiiii! Amélie Revert

6- La revue Zinc

Mieux vaut tard que jamais: on vient de découvrir la revue littéraire Zinc, qui en est pourtant à son 49e numéro. Fascinant numéro qui porte sur un genre littéraire sous-estimé, mais qui a pourtant le vent dans les voiles: l’autofiction. «Ce mot, je ne l’aime pas, car on dirait que la fiction s’engendre elle-même, que le livre s’écrit tout seul», dit à ce sujet l’autrice Daphné B. Plusieurs autres figures liées à ce genre (des femmes pour la plupart – coïncidence?), alimentent cette pertinente réflexion, dont Marie Darsigny, Marie-Pier Lafontaine et Véronique Grenier. Au-delà de ce très intéressant examen de conscience du «je» en littérature, la revue publie quelques nouvelles d’autofiction, en plus d’une grande entrevue avec la talentueuse poète Marie-Andrée Gill. En kiosque. Marie-Lise Rousseau

7- J’connais rien à l’astronomie

La dernière fois qu’on a vu Dany Placard sur scène, l’été dernier, il distillait son doux folk hyper intime avec sa complice Julie Doiron. On ne sait pas ce qui s’est passé depuis, mais le nouvel album du barbu ne pourrait être plus à l’opposé. Ce 12e effort solo (déjà!) marque un retour au gros rock, voire au psychédélisme parfois abrasif, inspiré des premières années de Pink Floyd. Si sur l’excellente Pulperie, le chanteur nous raconte un trip de mush un peu trop intense, J’connais rien à l’astronomie est un trip beaucoup plus réussi. Benoit Valois-Nadeau

Et on se désole pour…
Les critiques faites à J. Lo et Shakira

On ne comprend rien à la polémique qui a enflammé les réseaux sociaux après la performance de Jennifer Lopez et de Shakira au spectacle de la mi-temps du Super Bowl, dimanche. Trop sexy? Vulgaires? Pardon? Nous, on a vu deux artistes audacieuses, fières et inspirantes qui ont rendu un vibrant hommage à leurs racines latino-américaines par le chant et la danse. Sans parler du message fort que J. Lo a livré en chantant Born in the USA vêtue du drapeau portoricain. Marie-Lise Rousseau

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