Reese Witherspoon: mon ami l'éléphant
Soyons honnête : dès que Reese Witherspoon s’assoit pour discuter de son nouveau film, Water for Elephants (De l’eau pour les éléphants), la seule question qui nous vient à l’esprit est : comment embrassse Robert Pattinson? «De tous les partenaires avec qui j’ai eu à tourner une scène d’amour dans ma vie, c’est peut-être Rob qui avait le rhume le plus épouvantable et horrible, déclare Reese Witherspoon en feignant le dégoût. Je parle d’un rhume vert, contagieux, répugnant. Il a littéralement reniflé et morvé du début à la fin de la scène. Ce n’était pas attirant. Pendant tout ce temps, j’essayais de ne pas tomber malade.»
Tirée d’une adaptation d’un succès de librairie, Waters for Elephants raconte l’histoire d’un jeune étudiant vétérinaire (Robert Pattinson, vedette de Twilight) qui se joint à un cirque ambulant et qui se retrouve au cÅ“ur d’un triangle amoureux avec la meilleure artiste (Reese Witherspoon) et le maître de cirque sadique (Christoph Waltz).
Si son baiser avec Robert Pattinson était loin d’être passionné, Reese Witherspoon a forgé des liens très profonds sur le plateau avec Tai, le pachyderme auquel le titre du film fait référence. Élevée au Tennessee, l’actrice oscarisée de 35 ans avait l’habitude de faire de l’équitation, mais elle admet qu’elle n’était pas préparée à «monter [un éléphant] à cru, dans un justaucorps, tout en se tenant d’une seule main».
«J’ai travaillé avec Tai de façon étroite et intensive pendant quelque temps pour créer et répéter le numéro, explique-t-elle. C’était une expérience très émotionnelle pour moi. L’une de mes anecdotes favorites, qui témoigne de l’intelligence de [Tai] et de ses aptitudes à communiquer, c’est lorsque nous avons tourné des scènes jusqu’à une heure avancée de la nuit. Le lendemain, elle était tellement fatiguée que j’ai demandé aux dompteurs pourquoi. Ils m’ont répondu qu’elle était restée debout toute la nuit pour raconter aux autres éléphants ce qu’elle avait fait. Elle vit avec six autres éléphants, qui communiquent les uns avec les autres par des barrissements. Ils l’attendaient tous. Les dompteurs m’ont dit que les éléphants avaient barri pendant près d’une heure avant d’aller dormir. Elle leur a raconté ce qu’elle avait fait pendant la soirée.»
Peut-être que Tai racontait aussi aux autres éléphants à quel point l’actrice est splendide dans le film, ressemblant à Jean Harlow avec ses boucles serrées de couleur platine et ses robes de satin voluptueuses qui glissent sur son corps, lesquelles ont été conçues par Jacqueline West. Reese Witherspoon affirme qu’elle a regardé des heures et des heures de vieux films pour préparer son rôle, modifiant la façon dont elle marche, parle, se tient debout et pose ses mains sur les hanches.
«Je caressais le rêve de prendre un accent des années 1930 incroyable, dit-elle en riant. À la fin de la première journée, le [réalisateur Francis Lawrence] m’a dit que je ne devrais plus le faire, car il était très difficile de comprendre ce que je disais.» L’actrice fait une pause, se lance dans l’imitation de ce qui semble être un mélange de Mae West et de James Cagney et demande en souriant : «Pourquoi? Quand je parle comme cela… Est-ce que quelqu’un me comprend? Je suis véritablement amoureuse de cet accent.»
Water for Elephants
En salle dès vendredi