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DJ de resto chic

On l’aurait plus vu aux Foufs dans les années 1980 que dans un chic restaurant du Vieux-Montréal. Toutefois, avec ses tatouages et son crayon dans le nez, le DJ Skwik E Kleen fait partie de la déco au Méchant BÅ“uf.

À part votre look, quelle est votre plus grande qualité en tant que DJ?
Je suis bon pour partager mes découvertes. La plupart des gens n’ont pas le temps de s’intéresser à la musique. Mon rôle est d’en écouter toute la journée et de partager le meilleur.

Prenez-vous des demandes spéciales?
Ça dépend. Si je sens que la personne veut partager une expérience musicale avec les autres, oui. Mais il y a des gens qui ont juste une envie égoïste d’écouter une chanson, et c’est rare que ça fitte avec l’ambiance. Quand une requête commence par «C’est ma fête», souvent, je me dis : «Eh boy»… Cela dit, la plupart de nos clients sont cool. Ils voyagent beaucoup et sont curieux : leur iPod est rempli de bonne musique.

Comment faites-vous pour comprendre l’atmosphère d’une soirée?
J’arrive complètement vide et j’essaie de m’imprégner de l’énergie des gens. Le restaurant a aussi sa propre ambiance. Pearl Jam, par exemple, ça ne fonctionne pas du tout. Ce n’est pas la bonne vibration. Elton John non plus d’ailleurs. C’est trop doux.

Qu’est-ce qui fonctionne alors?
Le restaurant est à prédominance rouge. Ça prend une musique énergique. Je ne passe jamais de musique commerciale, mais beaucoup de techno, d’électro, de hip-hop, etc. Parfois, je peux mettre du Rage Against the Machine si je sens que l’ambiance le permet.

On est loin de la Musique pour les soupers du roi. Ça ne choque pas trop?
C’est vrai que c’est spécial d’entendre des chansons comme Welcome to the Jungle en mangeant, mais les gens apprécient cette différence. Nous ne voulons pas qu’ils se sentent comme dans n’importe quel restaurant de la rue Saint-Laurent. Parfois, les gens se mettent à chanter. 

Et votre look, il choque?
En général, ça fait rire : j’ai quand même un crayon dans le nez. Ensuite, les gens me demandent mon âge, parce qu’ils sont habitués à voir des DJ plus jeunes. Je leur réponds que je suis un vampire et que j’ai 107 ans.

Est-ce que ça a fait mal, votre truc dans le nez?
De la façon que je l’ai fait, oui. Propos recueillis par Judith Lussier/Urbania

Le site officiel du magazine Urbania.

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